08 décembre 2022
Rencontre-débat autour des ouvrages de Christine Chivallon et Norman Ajari

Rencontre | Jeudi 8 décembre 2022

Séminaire du Groupe de recherche « Mondes caraïbes et transatlantiques en mouvement » (MCTM) Martinique-Paris, la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH-Paris) et le Laboratoire Caribéen de Sciences Sociales (LC2S-CNRS, Martinique).

Rencontre-débat autour des ouvrages de Christine Chivallon et Norman Ajari

Le 8 décembre, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, salle B01-01
54 boulevard Raspail, Paris, 10h00-16h00

Formule hybride

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Programme

Détails

Rencontre | Format hybride

Jeudi 8 décembre 2022
10h00-16h00

FMSH
54, boulevard Raspail
75 006 Paris

Salle B01-01

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Jeudi 8 décembre 2022

10:00 

Accueil café

10h30 – 12h30

Présentation de l’ouvrage de Christine Chivallon « L’humain-l’inhumain - L’impensé des nouveaux matérialismes (Matérialité, ontologie, plantationocène) » en présence de l’autrice, avec Matthieu Renault (philosophe, LLCP, Université de Paris 8, discutant), et Jean-François Boclé, artiste, auteur de l'œuvre de couverture de l'ouvrage.

12h30-14h

Pause repas

14h00-16h00

Présentation de l’ouvrage de Norman Ajari, « Noirceur. Race, genre, classe et pessimisme dans la pensée africaine-américaine au XXIe siècle », en présence de l’auteur, avec Aurélia Michel (historienne, CESSMA, Université de Paris, discutante).


I L’humain-l’inhumain

L’impensé des nouveaux matérialismes

(Matérialité, ontologie, plantationocène)

Ce texte propose une traversée critique des « nouveaux matérialismes » en se concentrant sur le « tournant ontologique » qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l’arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur « nouveauté », l’autrice envisage les contradictions sur lesquelles ils butent.

En faisant intervenir « l’inhumain », comme pratique au coeur de la modernité occidentale dès l’établissement de l’esclavage, le texte propose une autre approche par laquelle sont rétablis les rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique.

Terminant son exploration des concepts par la notion de « plantationocène », outil critique de l’anthropocène, l’autrice expose comment la prise en compte résolue de l’esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté permet une réintroduction du politique dans les analyses et se présente ainsi comme la notion la plus féconde pour le futur d’une recherche critique et engagée.

II « Noirceur. Race, genre, classe et pessimisme dans la pensée africaine-américaine au XXIe siècle 

Prolongeant les courants de la Critical Race Theory, les penseurs africains américains qui se réclament de l’afropessimisme considèrent la négrophobie comme indépassable par la société blanche. De cette manière, ils obligent à penser sa nécessité historique et ontologique dans les démocraties occidentales, libérales et universalistes.

Par ce livre, Norman Ajari introduit dans l’espace francophone les travaux de l’afropessimisme et des Black male studies (entre autres ceux de Franck Wilderson III, Jared Sexton, Tommy J. Curry) et plus encore, à travers le terme de « Noirceur », sa traduction de Blackness, il les confronte aux débats français sur l’antiracisme, le féminisme, les approches décoloniales ou encore intersectionnelles de la domination.

Il suscite ainsi une série de questions nouvelles sur la nécessité, l’historicité ou l’économie libidinale de la race pour penser nos sociétés.

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