Christelle Lozère

Porteuse du projet Acteurs, images et pensées en réseaux, Europe/Caraïbe 1920/1946, lauréate de l'appel à projets 2018/2019 Mondes en mutation

 

 

Christelle Lozère est maîtresse de conférences en histoire de l’art, responsable de la licence d'histoire à l’Université des Antilles et coresponsable de l'équipe FRACA (UMR 8053 LC2S).

Elle se consacre à l’étude des réseaux d’artistes — peintres, sculpteurs, photographes, artisans, etc. — à leurs mobilités, à la circulation des images et des imaginaires sur les Antilles en contexte esclavagiste et post-esclavagiste. Spécialiste des expositions coloniales au XIXe siècle, sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université Bordeaux-Montaigne, a été récompensée par le Prix du Musée d’Orsay 2011. Auteure de Bordeaux colonial 1850-1940 (Éd. Sud Ouest, 2007), ses derniers articles sont consacrés à l’histoire de l’art des Petites Antilles. Elle est aussi chercheuse invitée à l'Institut National d'Histoire de l'art (INHA) 2021 et au Clark Art Institute (Massachussetts) printemps 2022. Elle coordonne "Les Rendez-vous numériques en Histoire de l'Art des Antilles", carte blanche de l'INHA 2021 en partenariat avec la BU Martinique, le Mémorial Acte, le CNRS et la Fondation de la mémoire de l’esclavage.

Elle est actuellement manager du programme de recherches « Acteurs, images et pensées en réseaux, Europe/Caraïbe 1920/1946 », lauréate de la FMSH Monde(s) en mutation.

Le Projet

Le projet Acteurs, images et pensées en réseaux entre Europe et Caraïbe 1920-1946 est une mise en synergie de recherches pluridisciplinaires en histoire, en anthropologie et en histoire de l’art. Il a pour ambition de démontrer comment les réseaux tissés, interconnectés et continuellement en mouvement entre l’Europe et la Caraïbe ont impacté l’histoire coloniale, mais aussi l’histoire savante, littéraire et artistique européenne, caribéenne et au-delà. Dans cette perspective, la recherche s’intéresse tout autant aux individus, qu’à leurs trajectoires, leurs interactions et leurs circulations qu’aux groupes, constitués ou en constitution, dans une perspective d’études des échanges culturels, savants, intellectuels et artistiques qui nourrissent les parcours et les croisements de vie personnels dans des espaces sociaux identifiés. L’étude se fonde sur l’exploitation d’archives, parfois inédites ou mal connues.

Sélection de Publications

  • Lozère C., La croisière du Tricentenaire des Antilles et de la Guyane. Construction d’un imaginaire transatlantique, Hémisphères éditions, Maisonneuve et Larose, Mers & Empires collections, février 2022.
  • Sainton J.P., Palmiste C., Lozère C. (dir.), « Croisées d’images et de figures sociales en Guadeloupe et en Martinique (années 1920-1940) », Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe, n° spécial, octobre 2021, https://www.erudit.org/fr/revues/bshg/2021-n189-bshg06441/1082209ar/    
  • Lozère C. « Des passagers en réseaux sur le Colombie (Déc. 1935-Janv. 1936 », Croisées d’images et de figures sociales en Guadeloupe et en Martinique (années 1920-1940) JP. Sainton, Cl. Palmiste, Ch. Lozère (dir.), Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe, n° 189, mai-août 2021, p.  95-121.  
  • Lozère C. « Analyser les traces-mémoires, vers une histoire de l’art antillais alternative. L’exemple du peintre Henry el », Haïti, Revue Dokreis, Trace, n°4, octobre 2021. 
  • Lozère, C., « 1943-1945. La création de l’école des arts appliqués de Fort-de-France. Les graines de la rébellion esthétique », in Les arts coloniaux. Circulation d’artistes et d’artefacts entre la France et ses colonies (dir. Sarah Ligner, Dominique Jarrassé), Actes du colloque du Musée du Quai Branly, Esthétiques du divers, chapitre VIII, 2021, p. 110-119.
  • Lozère C. « Lieux de plaisirs et de débauche dans l’iconographie coloniale des Antilles anglaises et françaises » Revue Recherches en Esthétiques, Le (dé)plaisir, n° 26, janvier 2021, p. 163-172. 
  • Lozère, C., « La présence à Paris des artistes antillais. De l’académisme des Salons à une créolité artistique affirmée », Paris Créole, son histoire, ses écrivains, ses artistes XVIIIe-XXe siècle (dir. Érick Noël), Presses universitaires de la Nouvelle-Aquitaine, chapitre XIV, 2020, p. 140-154.
  • Lozère, C., “Armand Budan (1827-1874) or the Walker in the Traumatic Landscape”, review Faire monde(s), La notion élargie du paysage, n°1, décembre 2020.
  • Lozère, C., Carien, M., “The use of seashells in contemporary west indian art: towards a rejected exotism? He shell woman, example by Kelly Sinnapah Mary”, Minorit’Art, 2020, p. 88-96.
  • Lozère, C., « Célébrer le travail dans les expositions universelles (1851-1937) », Le travail en Europe occidentale des années 1830 aux années 1930. Mains-d’œuvre artisanales et industrielles et questions sociales (dir. Fabien Knittel, Nadège Mariotti, Pascal Raggi), Collection Capes/Agreg Histoire, Éd. Ellipse, chapitre XIV, p. 181 à 187, août 2020.  
  • Lozère, C., « Être noir en France », Le modèle noir, de Géricault à Matisse, Dossier de l’art, n°267, mars 2019. Numéro en lien avec l’exposition du Musée d’Orsay, p. 12-15, p. 36-39, 2019, p. 58-61.
  • Lozère, C., « La place de l’objet exotique dans les expositions coloniales françaises (1850-1900) : impact sur les regards », in Poétique et politique de l’altérité : colonialisme, esclavagisme, exotisme XVIIIe-XXIe siècles (dir. Karine Bénac-Giroux), Éditions Garnier, collection « Rencontres », Série Le Dix-Huitième, n° 31, novembre 2019, p. 287-300.
  • Lozère, C., « Des artistes aux Antilles », in La collection de peintures du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac (dir. Sarah Ligner), Catalogue de l’exposition « Peintures » du 30 janvier au 28 novembre 2018, Paris, Éd. Skira, 2018, p. 144-145.
Mis à jour le
13 décembre 2021