Sexe et démocratie. De l'enjeu du consentement

30 mai | Colloque international sous le marrainage de Geneviève Fraisse
Jeudi
30
mai
2024
09:00
18:30
Banniere sexe et democratie
Au cœur des enjeux contemporains qui façonnent notre société, le féminisme émerge comme un phénomène incontournable, réinventant les fondements de la démocratie et de la liberté individuelle.

Longtemps conçu comme le « contretemps » des luttes sociales (Fraisse, 2020), le féminisme s’impose maintenant comme une force politique, intellectuelle et sociale qui devient un moteur principal des transformations globales (De Miguel, 2015). Aujourd’hui, un axe majeur et constitutif du débat s’articule particulièrement autour de la notion désormais essentielle de consentement, ou plutôt de capacité ou droit à consentir. Celui-ci établit un lien entre les domaines public et privé, entre féminisme et démocratie, contribuant alors à une redéfinition de cette dernière dans laquelle les limites et la légitimité de la liberté se voient repositionnées et la question de l’égalité des droits réinterrogée.

C’est pourquoi un champ épistémologique du féminisme – lequel souffre de sérieuses dissensions internes – s’avère plus que nécessaire, dans un cadre inéluctablement multidisciplinaire et transversal, qui doit également tenir compte des voix du grand public (avec qui la dialogue doit être présent en tout moment). Il permettra en effet de soulever les nombreuses questions qui saisissent cette problématique, qu’il s’agisse de redéfinir le « sujet féministe », de mettre en lumière les dissensions qui existent autour de la libération sexuelle, d’aborder la problématique de la réappropriation du corps et du plaisir comme parcours identitaires (de reconnaissance et de maîtrise de soi), de la place de l’intime et du désir (sur le plan individuel, mais aussi amoureux, familial et domestique, « le mal qui n’a pas de nom » [Friedan, 1963]), d’établir la généalogie de l’émancipation et de la domination ou d’analyser la viabilité du discours néolibéral dans les théories féministes.

Le dialogue permet la création de théorie, et la théorie permet de « voir » (Amoros, 2005), d’élucider le fonctionnement historique et social de la sexuation, de jauger son impact dans les rapports de pouvoir, et d'analyser ses implications dans le domaine de la démocratie. Le consentement, y compris sexuel, porte parfois sur des aspects plus larges, qui conduisent même à se demander si, en réalité, nous nous confrontons à l’idée de devoir choisir entre l’égalité et la liberté.

Ce colloque international organisé par la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (FMSH), se tiendra le 30 mai 2024.


Programme

9h | Avant-propos avec les membres du Directoire et Pascal Rouleau (directeur des Éditions de la MSH)

9h15 | Ouverture du colloque par la philosophe Geneviève Fraisse

Session 1 : Consentement et démocratie. Cadre juridique et constitutionnel

9h30 | Le consentement et son ombre : regards philosophique et juridique sur un concept essentiellement contesté – avec Maxence Christelle

Dans sa contribution, Maxence Christelle étudie la possibilité de qualifier le concept de «consentement» comme concept essentiellement contesté (essentially contested concept). Pour ce faire, il s’agira d’observer si, philosophiquement et juridiquement, il existe bien un accord autour de la nécessité du consentement, avant d’étudier comment ce concept fait l’objet de variations relativement à la signification et au rôle qui lui sont prêtés, et cela aussi bien en philosophie qu’en droit.

9h50 | Du consentement à la contrainte patriarcale, le débat sur la définition du viol en droit pénal français – avec Frédérique Pollet Rouyer

Frédérique Pollet Rouyer nous parlera du débat grossissant parmi les féministes sur la nécessité ou pas de redéfinir le viol. Alors que l’on doit au féminisme d’avoir mis à jour les violences sexuelles comme instrument du pouvoir patriarcal, la notion de consentement semble piéger ce débat. Pourtant, n'est-ce pas moins en réalité cette notion que celle de contrainte dans une société inégalitaire que ce débat convoque, comme la critique partagée de son usage tout aussi aléatoire que partiel, si ce n’est partial, par la justice française, avec pour objectif commun la nécessité d'y remédier ?

10h10 | La loi du « solo sí es sí » (Espagne, 2023), état de la question – avec Claudia Pena

Claudia Pena propose un état des lieux de la loi organique 10/2022, du 6 septembre, sur la garantie intégrable de la liberté sexuelle, connu sous le nom de « Solo sí es sí ». L’origine de la loi remonte au viol collectif survenu lors des fêtes de Pampelune en 2016, dont les premiers jugements avaient classé l'affaire comme abus sexuel et suscité une forte mobilisation de l'opinion publique, sous les slogans « no es abuso, es violación », « hermana, yo sí te creo » et « solo sí es sí ».

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Session 2 : L’intime. Ambigüités du consentement

11h | Pourquoi céder n’est pas consentir – avec Clotilde Leguil

Clotilde Leguil déchiffre l’énigme du consentement comme expérience subjective, en interprétant l’aphorisme « Céder n’est pas consentir » depuis la psychanalyse. Si le consentement est une expérience troublante et troublée, il est néanmoins nécessaire de distinguer le consentement du "forçage". Il n’y a pas de consentement éclairé, en matière amoureuse et sexuelle, néanmoins il y a une frontière entre le « consentir » et le « céder à la situation » - qui est aussi la définition lacanienne du trauma. Cette frontière se situe dans le corps. Cette distinction comporte des enjeux cliniques et éthiques.

11h20 | Consentement vicié et désir mutilant : le cercle vicieux de la « libération sexuelle» – avec Annie Ferrand

À partir de quelques exemples de rencontres et de « négociation » d'interactions sexuelles entre femmes et hommes, Annie Ferrand éclaire d'un point de vue du féminisme radical, les enjeux éthiques, judiciaires ou psychologiques des notions de consentement, de désir, de liberté sexuelle et de scripts hétérosexuels. En centrant son propos sur le moment de séduction et de négociation, elle met en lumière les contours d'un « malentendu » entre les sexes déterminé par les inégalités sexistes, et dont on peut dire qu'il constitue un vice structurel de consentement pour les femmes.

11h50 | « Avoir envie de temps en temps ». Une analyse du consentement au sein de couples hétérosexuels – avec Emmanuelle Santelli

À partir d’une enquête réalisée auprès d’une quarantaine de personnes vivant en couple hétérosexuels, à propos de leur sexualité, Emmanuelle Santelli aborde la question du consentement dans le cadre de la « sexualité ordinaire ». Devenue un indicateur de l’entente au sein du couple, la sexualité conjugale est également censée être régulière et épanouissante. D'après des récits de femmes, l'intervenante met en avant que cette sexualité n’est pourtant pas toujours (souvent) satisfaisante et étudie ce que les femmes signifient lorsqu’elles déclarent qu’il faut « avoir envie de temps en temps ».

12h10 | Éléments de réflexion sur le consentement dans les soins « gynécologiques » – avec Lucile Ruault

À partir d'enquêtes menées sur les soins dans le domaine gynécologique, Lucile Ruault propose de réfléchir sur les conditions d’une approche exigeante du consentement des usagères des services de santé. Pour viser un horizon de soins plus égalitaires, voire émancipateurs, elle s'attache à montrer que le partage des connaissances (sur les techniques, les effets et les risques de chaque intervention, le niveau de douleur, etc.) ainsi que l’usage de compétences relationnelles sont de puissants leviers favorisant le respect du consentement.

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Session 3 : Histoire culturelle. Mémoire et réflexion

14h | Cornelia Bororquia, une victime espagnole du non-consentement au temps des Lumières – avec Juan Manuel Ibeas

Juan Manuel Ibeas analysera l'ouvrage Cornelia Bororquia ou La victime de l’Inquisition de Luis Gutierrez, qui constitue un cri de dénonciation des pratiques religieuses abusives contre les femmes dans l’Espagne du début du XIXe siècle. Dans son récit, l’auteur expose les souffrances physiques et psychologiques infligées aux femmes, souvent accusées de manière injuste de pratiques hérétiques. Le harcèlement n’est plus présenté comme une forme de séduction, comme on aurait pu le croire dans les textes libertins de la période précédente. Bien au contraire, l’auteur expose de manière poignante les abus perpétrés par le pouvoir mâle et souligne l’impact dévastateur de ces pratiques sur les femmes de l’époque. Ce texte émerge comme un appel puissant à la conscience collective, invitant les lecteurs et les lectrices à réfléchir les conséquences dévastatrices des abus institutionnalisés sur les femmes.

14h20 | Mémoire de fille, un récit autour du consentement. – avec Lydia Vázquez

À travers l'ouvrage d'Annie Ernaux, Lydia Vázquez expose l'évolution sociale des concepts de viol et de consentement, tous deux ayant varié dès l'époque narrée par Ernaux à nos jours. Force sera de constater que ce qui paraissait « normal » à une certaine époque, est aujourd'hui conçu comme une agression violente de l'homme envers la femme, et que ce qui était perçu comme un acquiescement, maintenant est jugé comme un non consentement.

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Session 4 : Progrès social : démocratisation du savoir, néolibéralisme et émancipation

15h10 | Les femmes peuvent-elles consentir à l’hétérosexualité ? – avec Jules Falquet

En s’appuyant sur les réflexions de Wittig et de Tabet, ainsi que sur les résultats de la CIVIISE notamment, Jules Falquet montrera que parler de consentement dès lors que ces hommes, que l’on appelle les femmes, sont écartées de l’accès aux ressources et aux connaissances (notamment dans le domaine de la sexualité), et assiégées par la violence des autres hommes, avère que la question du consentement s’encadre dans le continuum de l’échange économico-sexuel. Cette réalité ressemble furieusement à ce que Wittig a appelé « devenir une femme », ou être hétérosexualisée, que ce soit côté mariage ou côté travail du sexe. Je soulignerai l’imbrication des rapports sociaux d’appropriation racistes-coloniales et d’exploitation de classe, avec les rapports sociaux de sexe. Elle s’intéressera enfin à ce qui se passe du côté de celles qui ne consentent pas et cherchent à s’organiser collectivement non seulement pour échapper au destin qui leur est promis, mais pour renverser la table.

15h30 | Consentement et pornographie : questionnement sur le réel et les représentations – avec Mélanie Jaoul

Mélanie Jaoul remonte jusqu'aux années 70 et les sex wars, depuis qu'un débat fait rage : la pornographie a-t-elle sa place dans un monde qui prône l'égalité de genre ? Certains courants postulent que la pornographie, à l'instar de la prostitution, est une violence faite aux femmes et qu'aucune ne pourrait réellement consentir - sans être victime de la société patriarcale - à réaliser des scènes que d'aucun jugerait avilissantes. Pourtant, des militantes, se qualifiant de « sexworker » (travailleuses sexuelles ou travailleuse du sexe) et prônant une posture pro-droits, n'ont eu de cesse de vouloir normaliser la pornographie, faire appliquer le droit en la matière et au-delà lutter contre le stigma. Dans cette intervention, l'état du droit en la matière et les conditions nécessaires à la manifestation du consentement seront questionnés.

15h50 | Agentivité sexuelle ou désempouvoirement : quelle politisation de la biographie sexuelle chez les hommes cisgenres hétérosexuels ? – avec Tanguy Grannis

Dans un contexte de critique féministe de la notion de consentement et de discussions sur le continuum des violences sexuelles, Tanguy Grannis propose d'étudier les formes que peuvent prendre la prise de conscience de l'asymétrie des rapports de genre dans la sexualité, chez des hommes participant de la masculinité hégémonique, c'est-à-dire blanche, cisgenre et hétérosexuelle. Notamment, comment ces hommes intègrent-ils ces critiques féministes, qui touchent à l'intime aussi bien qu'au politique, à leur biographie sexuelle ? Cette intervention énonce l'idée que des pratiques collectives de remémoration de situations dans lesquelles les hommes ont pu subir des actions non consenties, peut les sensibiliser à la notion de justice sexuelle au cœur de la problématisation féministe du consentement.

16h35 | Table ronde - Prostitution : le consentement est-il un garant de droits ? Repenser le féminisme en démocratie

En présence de Sandra Laugier, Amar Protesta, Annie Ferrand, Mélanie Jaoul, Tanguy Grannis, Lydia Vázquez, Jules Falquet et Ghada Hatem.

Intervenant.e.s
Geneviève Fraisse

Geneviève Fraisse est philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS, CRAL/EHESS. Elle travaille sur l’épistémologie politique de la pensée féministe (généalogie de la démocratie, concepts de l’émancipation citoyenne et artistique, problématisation de l’objet sexe/genre).

Maxence Christelle

Maxence Christelle est normalien, diplômé de l'EHESS, agrégé d'économie et de gestion, il est docteur en droit et auteur d’une thèse en droit public portant sur le consentement et la subjectivité juridique, ainsi que d’un livre dédié au consentement dans la collection que sais-je ?. Il est également maître de conférences en droit public à l'Université de Picardie Jules-Verne (CURAPP-ESS) et juge-assesseur à la Cour nationale du droit d'asile.

frédérique pollet

Frédérique Pollet Rouyer est titulaire d'un doctorat en droit, elle a travaillé dans la production audiovisuelle et le cinéma documentaire, avant de devenir avocate en 2016 au barreau de Paris. Elle a dédie son activité à la défense des victimes de violences en particulier sexistes et sexuelles, ce qui inclut les violences conjugales, en droit du travail, droit de la famille et droit pénal.

Claudia Pena López

Claudia Pena López est titulaire d'un diplôme de traduction et d'interprétation de l'Université du Pays basque, d'une maîtrise en Littérature française de l'Université Paris-Sorbonne et d'un doctorat international en Littérature comparée et Études littéraires de l'Université du Pays basque, avec une thèse en études de genre sur la traduction du théâtre de Marivaux. Traductrice littéraire, ses recherches portent sur la littérature française du XVIIIe siècle et les études de genre appliquées à la littérature. Elle coordonne depuis 2023, le programme « Inclusion de la perspective de genre dans l'enseignement des Sciences Humaines ». Elle est membre du G.I.R. Étude des Langues en Contact de l'Université de Valladolid, où elle est maîtresse de conférences en littérature.

CLOTILDE LEGUIL

Clotidle Leguil est psychanalyste, professeur au département de psychanalyse de Paris 8. Normalienne, Agrégée et docteur en philosophie, elle est spécialiste de philosophie française du XXe siècle et de la pensée de Jacques Lacan. Autrice de Céder n’est pas consentir. Une approche clinique et politique du consentement (PUF, 2021), et de L’ère du toxique. Essai sur le nouveau malaise dans la civilisation (PUF, 2023). Co-productrice sur France Inter du podcast « L’inconscient ».

Annie Ferrand est psychologue clinicienne, de formation initiale en psychiatrie et en psychanalyse lacanienne, et ayant mené des recherches sur une critique féministe matérialiste des concepts fondamentaux de la psychanalyse. Pendant 10 ans, elle a soutenu et soigné des femmes et des enfants au sein des associations de la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) et de la Maison des Femmes de Paris. Suite à la pandémie de Covid, elle a réduit son activité à la consultation en cabinet et à la formation de professionnelles sur les psychotraumatismes, la protection des
femmes et des enfants victimes de violences masculines.

SANTELLI

Emmanuelle Santelli est sociologue, directrice de recherche au CNRS et membre du Centre Max Weber à Lyon. Elle a réorienté ses travaux en sociologie du couple pour traiter des inégalités de genre. Elle travaille actuellement sur la sexualité conjugale et la séparation. Outre ses publications académiques (Recherches familiales, Genre sexualité et société, Nouvelles questions féministes), elle est engagée dans un travail de médiation scientifique en devenant co-autrice d’un film d’animation sociologique à destination d’un large public. Ce documentaire animé, Les filles c’est fait pour faire l’amour (2023) a été diffusé sur France 3 le 26 mars et est accessible en replay.

Lucile Ruault

Lucile Ruault est chargée de recherche CNRS au Cermes3. Elle travaille sur le genre du travail procréatif et les savoirs hétérodoxes en santé. Son ouvrage Le spéculum, la canule et le miroir. Avorter au MLAC, une histoire entre féminisme et médecine (ENS Éditions, 2023) porte sur la pratique militante d’actes abortifs comme terrain de luttes autour de la médicalisation dans les années 1970-80.

JUAN IBEAS

Juan Ibeas est maître de conférences HDR à l’Université du Pays Basque (UPV-EHU) et traducteur. Il a publié avec M. Crogiez et A. Schorderet l’œuvre Savoir et Civisme. Les sociétés savantes et l’action patriotique en Europe au XVIIIe siècle (Slatkine, 2017), et avec L. Vázquez Lumières amères (Himeros, 2008). Parmi ses collaborations et articles récents on peut citer : « Le mauvais goût est-il espagnol, est-il français? » (dans L'invention du mauvais goût à l'âge classique, Abramovici, Peeters, 2013), « Entre amitiés et monstruosités: la réception hispanique des Liaisons dangereuses » (dans Laclos après Laclos, Seth, Hermann, 2015). Il a traduit entre autres Jules Michelet, Pierre Mac Orlan, Desnos et Honoré de Balzac.

LYDIA VAZQUEZ

Lydia Vasquez est professeure des Universités a l’UPV-EHU et Académicienne européenne dans la section Sciences humaines et théâtre. Spécialiste en littérature libertine du XVIIIe siècle. Chercheuse avec perspective de genre et animaliste ainsi que comparatiste d’art et littérature. Traductrice primée d’auteurs et autrices du XVIIe siècle à l’extrême contemporain. Notamment traductrice d’Annie Ernaux en espagnol. Elle a écrit de nombreux ouvrages et articles sur ces sujets

JULES FALQUET

Jules Falquet est professeure des Universités en Philosophie et membre Laboratoire d'études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP), à l’Université Paris 8 Vincennes-St Denis. Elle a vécu au Mexique et au Salvador et travaille, dans une perspective féministe et d’imbrication des rapports sociaux, sur la résistance à la mondialisation de différents mouvements sociaux latino-américains et des Caraïbes (mouvements révolutionnaires, indiens et paysans, de femmes, féministes et lesbiens). Confrontée à des situations de guerre civile révolutionnaire et de post-guerre, mais aussi de montée du narcotrafic et de violences diverses, elle analyse les recompositions néolibérales de la violence, autour des violences masculines contre les femmes et de leur continuité avec différentes logiques de guerre.

MELANIE JAOUL

Mélanie Jaoul est Maîtresse de conférences en Droit privé et sciences criminelles à l'Université de Montpellier. Membre du laboratoire de droit privé. Chercheuse associée au CERMUD. Féministe intersectionnelle. Présidente de AATDS (Association Allié(e)s des Travailleurs et Travailleuses du Sexe).

Tanguy Grannis

Tanguy Grannis est professeur agrégé de philosophie. Il est l’auteur de deux articles sur le masculinisme pour la Revue du Crieur et Nouvelles Question Féministes.

Amar Protesta est travailleuse du sexe, militant et performeur queer. Il est l'actuel secrétaire général du STRASS (Syndicat du Travail Sexuel), qui lutte pour la reconnaissance du travail sexuel et contre toutes les dispositions répressives qui entravent les droits fondamentaux des travailleur.euses du sexe.

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Publié le 3 avril 2024