22 avril 2021

Art et migration : cinéma

Rencontre | Jeudi 22 avril

Pour une conscience artistique face au réel, entre mot et image, la concurrence est permanente, que l'exigence soit testimoniale ou politique. Le drame migratoire repose la question. La photographie d'un enfant mort sur une place fait le tour de la planète sans modifier les mesures d'accueil.

L'image cinématographe est-elle plus compétente ? Image mouvante, image migrante ?

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Rencontre

Jeudi 22 avril 2021
18h - 20h

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ID de réunion : 933 9277 8027
Code secret : 562105

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Rencontre organisée par Alexis Nuselovici (NOUSS), titulaire de la chaire Exil et migrations, avec Sophie Bachelier, Valérie Malek, Sylvain George et Olivier Barlet.

Sophie Bachelier. Concernée par l'exil, la mémoire, la migration, Sophie Bachelier s’intéresse aux destins singuliers bouleversés par l’histoire collective et tente de les restituer sous différentes formes narratives : cinéma, photographie, création vidéo. Après des études d’art et d’ethnologie, la cinéaste privilégie de longues immersions dans les territoires où elle se pose pour travailler. Son cinéma se tourne vers la rencontre, l’échange, la fabrication d’un objet partagé. Ses dernières réalisations, tournées sur le continent africain, disent chacune la migration d'un point de vue particulier : "Mbëkk mi, le souffle de l’océan" (2013), du point de vue de celles qui restent au pays dans l'attente de nouvelles des disparus. Mention spéciale du jury Anna Politkovskaïa du Festival de Films de Femmes de Créteil. "Choucha, une insondable indifférence" (2016), du point de vue de celles et ceux qui sont en chemin. Prix du meilleur moyen-métrage du festival Vues d'Afrique à Montréal. "Tilo Koto" coréalisé avec Valérie Malek (2019), du point de vue de ceux qui rentrent au pays, obtient le Prix du jury du Festival International Interférences, le Prix du Festival Curieux Voyageurs et une mention spéciale au festival du film africain Louxor, au Caire, en Egypte (2021).

Valérie Malek. Jordanie, Syrie, Tunisie, Bretagne… Valérie Malek filme des lieux liés à une histoire sociale, rurale, ouvrière, également aux exils et migrations. Elle s’attache à la compréhension intime des conditions d’existence, des liens qu’entretiennent celles et ceux qui habitent des territoires méconnus, effacés, marginalisés. Après des études de lettres et d’histoire de l’art, elle réalise deux courts métrages de fiction puis se consacre au documentaire de création et à l’art vidéo qu’elle enseigne durant trois ans en Jordanie. Son approche documentaire privilégie une immersion longue et quotidienne dans les lieux où elle travaille. En 2017, son sixième long métrage Un Autre monde dans tes yeux, tourné dans un camp de réfugiés palestiniens, en Jordanie a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux. Avec la réalisatrice Sophie Bachelier, en 2019, elle a signé Tilo Koto, Ce film, tourné en Afrique, a reçu le Prix du Public au festival Interférences, à Lyon en 2020, le Grand Prix du festival Curieux Voyageurs, à Saint-Etienne, en 2021, et une mention spéciale au festival du film africain Louxor, au Caire, en Egypte.  

Sylvain George. Cinéaste, metteur en scène et écrivain français, diplômé en 3ème cycle en philosophie, droit et sciences politiques, et cinéma (PARIS I, PARIS IX, EHESS), il réalise depuis 2006 des films poétiques, politiques et expérimentaux, sur la thématique de l’immigration et des mouvements sociaux notamment. Filmographie, performances, publications.

Olivier Barlet. Il a été agent littéraire et traducteur d'ouvrages sur l'Afrique avant de se consacrer à l'étude des cinémas d'Afrique et à la critique pour divers magazines (Africa international, Afrique-Asie et Continental), puis depuis 1997 pour Africultures où il a publié près de 1800 articles. Il est conseiller à la programmation du Festival des films d’Afrique d’Apt et de la plage docmonde sur le site tenk.fr. Principaux ouvrages publiés : Les Cinémas d’Afrique noire, le regard en question, L’Harmattan, 1996 (prix Art et Essai du CNC 1997 et traduit en anglais, italien et allemand) et Les Cinémas d’Afrique des années 2000, L’Harmattan, 2012 (traduction en anglais, arabe et espagnol).

 

 

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