03 février 2021
Livres en dialogue | Une histoire visuelle de Solidarność

Soirée de présentation de l'ouvrage d'Ania Szczepańska

À l'occasion de la parution de l'ouvrage d'Ania Szczepańska, Une histoire visuelle de Solidarność, les Éditions de la Maison des sciences de l'homme organisent une soirée de présentation en ligne de cette histoire visuelle. Cette nouvelle séance des Livres en dialogue associera l'autrice Ania Szczepańska au journaliste du Monde Nicolas Weill.

 

Détails

Rencontre en ligne

Mercredi 3 février 2021
17h-18h30

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  • Ania Szczepańska est normalienne, historienne du cinéma et maîtresse de conférences à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur les cinématographies de l’Est et les images d’archives. Elle a réalisé récemment le documentaire Solidarnosc, la chute du mur commence en Pologne, et est l’auteure, aux Editions de la MSH, d’À qui appartiennent les images ? (2018), coécrit avec Sylvie Lindeperg
  • Nicolas Weill est critique littéraire au Monde des livres, il est né en 1957. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, il est également traducteur. Ses derniers ouvrages portent sur la philosophie de Martin Heidegger.

L'ouvrage

Les grèves d’août 1980 aux chantiers navals Lénine de Gdansk furent essentielles dans la sortie du communisme en Europe centrale. Solidarnosc fut bien plus que le premier syndicat libre et autonome, séparé du Parti. C’est un incroyable mouvement social qui regroupa des millions d’individus, en Pologne et ailleurs, et mena à l’une des plus importantes révolutions pacifiques dans l’Europe du XXe siècle. Quarante ans plus tard, par-delà les questions mémorielles de l’après-1989, ce moment d’éveil des consciences continue de fasciner. Il interroge les formes d’engagement dont sont capables les acteurs d’une société pour imaginer l’impossible et le faire advenir.

L’auteure de cet ouvrage interroge l’idée même de solidarité en confrontant les traces visuelles de ce passé révolutionnaire. Elle éclaire tout autant ses mythes que ses figures invisibles, occultées par le récit dominant. Ania Szczepańska montre comment ces archives contribuent à nous rendre le passé sensible, à le transmettre et à façonner les imaginaires. Elle questionne leur puissance mobilisatrice et révèle leur richesse narrative.

« Plus que toute autre archive, la trace visuelle ou audiovisuelle nous donne accès à la nature pragmatique et sensorielle de l’action politique sous toutes ses formes et dans toute sa richesse. Elle en constitue sa dimension matérielle, fonde sa richesse émotionnelle et sa force performative [...] Cet ouvrage a également pour intention de puiser dans l’altérité de l’étranger la capacité à secouer nos certitudes. Le cas polonais, vu de la France, aide à imaginer que dans l’histoire des luttes et des mobilisations une autre voie a pu être possible ».

 

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