Maria Spiridopoulou
Maria Spiridopoulou est professeure agrégée de littérature française au département de langue et littérature françaises de l'université nationale et capodistrienne d'Athènes. Elle est titulaire d'un doctorat en littérature comparée intitulé « La typologie de la métaphore nominale dans la poésie surréaliste française et grecque : sa nouvelle identité et ses figures d'innovation » (327 pages). Elle a enseigné à l'Université ouverte de Grèce, à l'Université du Péloponnèse, au département d'études grecques modernes de l'Université de Padoue et au département d'études françaises et européennes de l'Université de Chypre. Ses recherches portent sur l'écriture féminine et les études de genre, la littérature comparée, le surréalisme, les récits de voyage et la littérature française, francophone et italienne des XIXe et XXe siècles.
Elle est secrétaire générale du comité administratif de l'Association grecque et internationale de littérature comparée. Elle a reçu une bourse de recherche de la Fondation Maison Sciences de l'Homme dans le cadre du programme « Directeurs d'études associés » (DEA) 2023. Elle est l'auteure de trois monographies : Histoire et théorie des genres littéraires, Athènes : Callipos, 2016 ; Histoire et dramaturgie du théâtre européen de la Renaissance au XVIIIe siècle, Athènes, Callipos, 2016 ; L'Œuvre et le fonds littéraire de Gisèle Prassinos, Athènes : Printa, 2017.
Le projet
Titre : Contes de fées subversifs et « féministes » du XVIIe siècle
" Ce projet de recherche vise à étudier les autrices de la fin du XVIIe siècle qui ont écrit des contes de fées dont la qualité est remarquable et montrent bien leur effort pour sortir de la sphère privée et intime et cesser d’être marginalisées. Pourtant, il faut souligner que, malgré la présence incontournable et la prédominance des femmes dans ce genre littéraire, seuls les noms de Perrault, de Nodot et du chevalier de Mailly sont retenus par l’histoire de la littérature française de cette époque dont le canon littéraire a fait tomber dans l’oubli le plus ingrat ces auteures exceptionnelles. Une série des femmes auteurs ont pourtant contribué à la floraison du genre : Mlle L’Héritier, Madame d’Auneuil, Madame de Murat, Madame Durand, Mlle de la Force, Catherine Bernard, Madame ’'Aulnoy, pour ne citer qu’elles. Leurs contes sont publiés soit dans des recueils soit enchâssés dans des récits-cadres ou roman-cadres ou dans d’autres récits comme ceux de voyage. Leurs écrits sont, d’ailleurs, caractérisés par certains critiques comme « féministes » (Dejean, 2020, 487-78). En général, nous pensons que l’auteure du conte merveilleux prend la défense de l’imaginaire pour lui-même, sans se préoccuper d’édifier et de donner des leçons de bonnes mœurs et de morale tout en contestant l’hégémonie masculine et les valeurs traditionnelles du mariage. "
Institution d'accueil : Université Sorbonne Paris Nord
Bibliographie sélective
- « L’écriture-femme et les avatars de l’autofiction dans l’Amour la fantasia, d’Assia Djebar », in Littérature interculturelle en Europe. Nouvelles Perspectives : Migration, écriture féminine et autofiction, Margarita Alfaro, Beatriz Mangada, Ana Belén (éd.), 2024, Peter Lang, pp. 59-70.
- « Les modalités de l’humour explosif dans les récits automatiques de Gisèle Prassinos », in “Tu es drôles pour une fille” : Funny Women in French, from the Salon to Youtube, Cheryl Morgan (ed.), 2024, Women in French Studies, vol. 32, Special Issue on Humour, pp. 82-99.
- « Configurations de l’espace et déambulations narratives dans Ombre sultane d’Assia Djebar », Σύγκριση/Comparaison, no. 33, pp. 313-323.
- «Aspects de l’identité diasporique dans l’œuvre narrative de Gisèle et Mario Prassinos» [«Εκφάνσεις της διασπορικής ταυτότητας στο αφηγηματικό έργο της Ζιζέλ και του Μάριου Πράσινος»], Διαχρονικές και Συγχρονικές Όψεις της Ελληνικής Διασποράς, Γ. Φραζής (επιμ.), 2024, Darwin University, τ. 3, pp. 571-584.

Nancy Jones
Arezou Azad
Carla Rita Palmerino
