Anahí Gabriela González

Chercheuse invitée 2026 du programme Thémis
Mme GONZALEZ Anahí Gabriela

Anahí Gabriela González est enseignante-chercheuse à la Faculté de philosophie, humanités et arts (FFHA) de l’Université nationale de San Juan et chercheuse au Conseil national de la recherche scientifique et technique (CONICET), en Argentine. Elle est devenue docteure en philosophie dans le cadre d’une cotutelle internationale entre l’Université nationale de San Martín (UNSJ) et l’Université Paris 8. Elle dirige actuellement, au sein de l’Institut de philosophie de la FFHA-UNSJ, le projet de recherche « Corps interdépendants et matérialités posthumaines : controverses ontologiques, politiques et esthétiques à l’époque néolibérale ». Elle dirige également la Revista Latinoamericana de Estudios Críticos Animales. Anahí Gabriela González est oenfin membre du collectif BIOS et du Réseau ibéro-américain d’études critiques animales (RIECA).

Le projet

Titre : Gouvernement des formes de vie : généalogie de la normalité entre zoologie, éthologie et psychiatrie.

« Le projet vise à contribuer à une généalogie critique de la normalité en analysant la constitution de la conduite comme objet de savoir à l’intersection de la zoologie, de l’éthologie et de la psychiatrie, entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Il s’agit de reconstruire la circulation de notions telles que la conduite, l’adaptation, la normalité et la déviance, afin de montrer comment elles ont participé au gouvernement des formes de vie humaines et animales. La recherche étudie les zoos et les institutions psychiatriques en tant que dispositifs d’enfermement, d’observation et de traitement qui contribuent à produire et à réguler le normal et l’anormal. Le séjour comprend un travail d’archives au Muséum national d’Histoire naturelle et à la Bibliothèque interuniversitaire de Santé. L’hypothèse centrale est que ces savoirs et dispositifs ont constitué une matrice de ''zooanthroponormativités'', organisant les distinctions entre humain et animal, sauvage et domestique, adapté et déviant, en articulation avec le capacitisme, la racialisation et l’expansion impériale européenne. Le projet cherche ainsi à montrer que les conduites dites ''anormales'' sont des effets relationnels produits par des environnements institutionnels restrictifs et peuvent également être interprétées comme des formes de résistance à l’enfermement. »

Institution d'accueil : Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL)

Bibliographie sélective

Publié le 15 septembre 2026