Les transformations du capitalisme à la poursuite d’une écologie politique. Enjeux d’une régulation pour le 21° siècle.

Séminaire BRICS | Mercredi 7 octobre
Mercredi
07
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18h00
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La première séance du séminaire BRICs de l'Inalco 2020-2021 aura lieu mercredi 7 octobre 2020 à 18h

Inscriptions :

Attention : pour assister sur place à la séance du 7 octobre, merci de contacter M. Londero (stephane.londero@inalco.fr
Port du masque obligatoire (nombre de places limitées).
Pour suivre la séance en ligne (Inscription obligatoire) :
Cliquer sur lien lien ci-contre :
http://www.inalco.fr/webform/seminaire-brics-2020-2021

Intervenant : 

Michel Aglietta est Professeur émérite de Sciences Economiques à Paris X Nanterre, Conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre du Conseil d’Analyse Economique auprès du Premier ministre, de l’Institut Universitaire de France et du Haut Conseil des finances publiques. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité dont, tout récemment, « Capitalisme. Le temps des ruptures » (Odile Jacob, 2019), ouvrage qu’il a dirigé et qui comprend les contributions de Luc Arrondel, Gilles Dufrénot, Etienne Espagne, Anne Faivre, Yann Guy, André Masson, William Oman et Renaud du Tertre.

Le capitalisme globalisé d’obédience néo-libérale a subi deux crises systémiques en guère plus d’une décennie: la grande crise financière de 2007-08 et la crise pandémique déclenchée en 2020.

Bien que ces crises soient distinctes dans leurs sources, elles sont liées par le problème que la conception du fondamentalisme de marché pose à la viabilité de la vie sur terre et à la cohésion des sociétés. La compréhension des interactions entre les processus environnementaux et les activités socioéconomiques dans le capitalisme contemporain d’une part,  et la réduction des inégalités extrêmes dans et entre les nations, qui empêchent l’orientation collective pour un projet commun d’autre part, conduisent à la question des limites planétaires et à celle des biens communs de l’appartenance sociale, à l’encontre du postulat de croissance illimitée, inhérent à la logique du capital.

L’émergence d’une écologie politique repose sur des politiques transformatrices du régime de croissance qui doivent être à la fois comportementales, technologiques et spatiales pour un nouveau contrat social. Le changement des principes sur lesquels repose le fonctionnement des économies doit être très profond, de la comptabilité et de la gouvernance des entreprises, à la valorisation des actifs, jusqu’à la réforme du système monétaire international vers le multilatéralisme  sous l’égide d’un actif ultime universel.
 


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Publié le 7 octobre 2020