DÉCRIPT in dialogue | The Once and Future World Order
La FMSH et le programme DÉCRIPT, porté par l'Inalco pour un consortium de quinze institutions, inaugurent un nouveau rendez-vous semestriel consacré aux grandes voix de la recherche internationale.
« DÉCRIPT in dialogue » prolonge l'esprit du cycle « Livres en dialogue », consacré aux ouvrages édités et diffusés par la FMSH, en l'ouvrant aux débats internationaux. Chaque séquence, animée par un.e journaliste, mettra à l'honneur un.e chercheur.e de la scène académique mondiale et l'un de ses ouvrages majeurs pour questionner les cadres de référence qui façonnent notre lecture du monde.
La première rencontre aura lieu le 22 janvier 2026 et accueillera le politiste Amitav Acharya, invité à présenter son ouvrage The Once and Future World Order. Why Global Civilization Will Survive the Decline of the West. La discussion sera animée par Catherine Porter, correspondante internationale du New York Times.
Une ouverture forte pour un cycle placé sous le signe de la circulation des idées.
La rencontre se tiendra en anglais
Depuis l’aube du XXIᵉ siècle, l’Occident est en crise. Les tensions sociales, la polarisation politique et l’ascension d’autres grandes puissances – en particulier la Chine – menacent de défaire l’ordre mondial actuel dominé par l’Occident. Beaucoup redoutent que cela ne conduise à un chaos global. Mais il s’agit là d’une illusion occidentale.
En parcourant cinq mille ans d’histoire mondiale, le politologue Amitav Acharya révèle que des formes d’ordre international existaient bien avant l’essor de l’Occident. De l'ancienne Sumer à nos jours, en passant par l'Inde, la Grèce, la Mésoamérique, les califats médiévaux et les empires eurasiens, le professeur Acharya montre que les valeurs humanitaires, l’interdépendance économique et les règles de conduite entre États ont émergé aux quatre coins du monde au fil des millénaires.
L’histoire suggère que l’ordre perdurera, même si l’Occident se retire. Au lieu de craindre l’avenir, l’Occident devrait tirer les leçons du passé et coopérer avec le reste du monde pour bâtir un ordre plus équitable.
Amitav Acharya est professeur de relations internationales à l'Université américaine de Washington, D.C., où il est titulaire de la Chaire UNESCO sur les défis transnationaux et la gouvernance. Auteur primé, il a notamment publié The Making of Global International Relations avec Barry Buzan (Cambridge University Press, 2019) et The End of American World Order (Polity Press, 2014). Né en Inde, il a vécu et travaillé à Singapour, au Canada, au Royaume-Uni, en Chine et aux États-Unis.
Catherine Porter est correspondante internationale pour le New York Times, basée à Paris. Depuis 2022, elle couvre l’actualité, la vie politique et les mouvements sociaux en France. Auparavant, elle dirigeait le bureau canadien du New York Times à Toronto. Correspondante à l'étranger depuis quatorze ans, Catherine Porter est une spécialiste d’Haïti, pays sur lequel elle enquête depuis le séisme dévastateur de 2010. Son livre consacré à cette expérience, intitulé A Girl Named Lovely, a été publié par Simon & Schuster en 2019. En 2022, elle faisait partie de l’équipe récompensée par le George Polk Award pour son enquête sur l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse. Elle a également dirigé l’enquête en cinq volets du New York Times sur la dette de l’indépendance haïtienne, qui a reçu le prestigieux Hillman Prize en 2023.
Rencontre DÉCRIPT in dialogue
Jeudi 22 janvier 2026
18h30-20h30
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Grand Hall
54, boulevard Raspail
Paris 6
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S'inscrire
La rencontre se tiendra en anglais
De « l’initiative pour une civilisation globale » avancée par la Chine à la « civilisation des civilisations » promue par la Russie, en passant par l’appel du Département d’État des États-Unis à la « recherche d’alliés civilisationnels en Europe », la référence à la notion de civilisation structure de nombreux discours politiques et imprègne les imaginaires collectifs. Quelles représentations du monde sous-tendent les récits civilisationnels véhiculés par un nombre croissant d'acteurs internationaux ? Qui les articule, et quels dispositifs président à leur production, leur diffusion ou leur contestation ? Comment s’entremêlent-ils aux dynamiques conflictuelles et reconfigurent-ils à la fois l’analyse des enjeux mondiaux, les modèles de leur gouvernance et, plus largement, la notion de normes universelles ?
Le programme DÉCRIPT (Dispositif d’Étude des Crises et des Récits civilisationnels par la Pluridisciplinarité et les Terrains), porté par l’Inalco avec un consortium de quinze partenaires et soutenu par France 2030, ambitionne d’éclairer ces enjeux en croisant études aréales et études globales. Mobilisant les sciences humaines, les sciences sociales et l’analyse de données, DÉCRIPT produit des recherches originales et ancrées empiriquement. Il vise à éclairer l'action publique et à diffuser largement ses résultats afin de contribuer à une compréhension critique des interactions entre récits civilisationnels et crises contemporaines.
Ce travail a bénéficié d'une aide de l'État gérée par l'Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 portant la référence ANR-24-RSHS-0002.
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