Tous ici pour rester
Qu’est-ce qui justifie la proclamation de la souveraineté et de la compétence de l’État canadien sur son vaste territoire, si ce n’est le poids de sa population majoritaire et son pouvoir de s’imposer ? Pourquoi les premiers habitants du Canada devraient-ils avoir à réclamer leurs droits sur ce qui était leur terre quand les colons sont arrivés ?
Ces interrogations, au cœur de tous les jugements des tribunaux sur les droits des autochtones, de tous les rappels aux obligations stipulées dans les traités et de toutes les négociations sur les revendications territoriales, sont, depuis près de trente ans, celles de l’anthropologue Michael Asch. Dans Tous ici pour rester – déclaration du juge Lamer, président de la Cour suprême lors de l’affaire Delgamuukw c. Colombie-Britannique – Michael Asch réexamine l’histoire du Canada sous le prisme des droits ancestraux et des relations entre les Premières nations et les colons. Il aborde les raisons pour lesquelles les colons peuvent revendiquer leur droit de demeurer dans le pays, au-delà de leur pouvoir de l’imposer. En examinant diverses possibilités et points de vue, il propose une voie fondée sur le respect de « l’esprit et l’intention » de ces traités, qui, selon lui, pourrait désormais offrir aux deux communautés une manière éthique d’être « ici pour y rester ».
Michael I. Asch (né le 9 avril 1943) est un anthropologue canadien. Il est devenu professeur émérite à l'université de l'Alberta et travaille comme professeur au département d'anthropologie de l'université de Victoria. Au fil des ans, une grande partie de son travail s'est concentrée sur les questions des droits des indigènes et des relations entre les indigènes et les colons au Canada.

"Tous ici pour rester"
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