Fukushima, 10 ans après. Sociologie d'un désastre

Parution de l'ouvrage de Cécile Asanuma-Brice

Le 11 mars 2011, au large des côtes de l’île japonaise de Honshu, un séisme de magnitude 9,1, doublé d’un tsunami, provoque plusieurs explosions et la fonte de trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai ichi.

Dix ans après, les conséquences sociales de la gestion de l’accident sont en cause. Les nombreuses victimes, dont la vie a été profondément bouleversée par la tragédie, peinent à retrouver une vie normale. Cécile Asanuma-Brice, chercheuse au CNRS et résidente permanente au Japon, revient sur le déroulé d’un désastre qui se prolonge jusqu’à nos jours. L’ouvrage mêle témoignages et analyse scientifique des politiques d’administration de la catastrophe : refuge, incitation au retour, actions citoyennes, décontamination, répercussions sanitaires, communication du risque et résilience.

Autant d’enjeux cruciaux pour une reconstruction en débat.

C’est l’analyse, au cours de ces dix dernières années, de toutes ces facettes de la catastrophe que je souhaiterais partager ici, en y intégrant les témoignages de résidents (réfugiés ou non), d’administrateurs, de scientifiques, du Premier ministre au moment des faits. Chacun d’entre eux, tout au long de ces nombreuses années, a témoigné d’une histoire qui est la sienne, mais qui pourrait être la vôtre, la nôtre, pour peu que l’on considère avec Günter Anders que « la catastrophe, c’est déjà demain ».

 

 

Cécile Asanuma-Brice est sociologue et chercheuse au CNRS. Résidente permanente au Japon depuis 2001, elle y codirige un programme international sur les post-Fukushima studies (CNRS). Ses recherches portent sur les politiques de logement dans les sociétés du risque.

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