Rosemary Nakijoba

Chercheuse invitée 2026 du programme DEA
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La professeure associée Rosemary Nakijoba est doyenne de la Faculté des sciences sociales, des arts et des sciences humaines à l’université royale Muteesa I, en Ouganda, où elle coordonne également la recherche et les études de troisième cycle. Elle est titulaire d’un doctorat en études du développement de l’université du Western Cape et d’un master de l’université des Martyrs de l’Ouganda. Elle a précédemment occupé le poste de doyenne de la Faculté des sciences humaines et sociales à l’université Victoria, en Ouganda. Ses recherches portent sur la justice de genre et l’inclusion des personnes en situation de handicap, et abordent les inégalités structurelles dans les sociétés contemporaines. Ses travaux explorent également le changement climatique, la migration, le leadership et l’influence sur les politiques publiques afin de promouvoir des cadres inclusifs et équitables. Elle a bénéficié de prestigieuses bourses internationales accordées par des institutions telles que le Social Science Research Council (SSRC) à New York, l’École d’études africaines de l’Université d’Uppsala et le Nordic Africa Institute (NAI) en Suède, témoignant de la reconnaissance internationale de ses travaux.

Le projet 

TitreColonial and Postcolonial Archives on Disability and Gender in French Colonial Africa

« Ce projet de recherche vise à explorer l’interaction complexe entre le handicap et le genre dans le contexte de l’empire colonial français. Il s’agit de comprendre comment ces intersections ont été construites, gouvernées et institutionnalisées durant la période coloniale. Les héritages des politiques coloniales continuent de façonner les politiques sociales contemporaines et les dynamiques identitaires dans l’Afrique postcoloniale, notamment dans des pays comme le Sénégal, le Cameroun et Madagascar. En menant des recherches archivistiques approfondies en France, cette étude ambitionne d’analyser diverses sources, notamment des archives administratives, médicales, missionnaires et éducatives, afin de mettre en lumière la manière dont le handicap et le genre étaient représentés et encadrés durant l’époque coloniale. L’intérêt de cette recherche réside dans son potentiel à contribuer à une interprétation comparative et postcoloniale du handicap et du genre. Elle permettra ainsi d’enrichir les débats globaux sur l’inclusion, le care (le soin) et la justice, comme le soulignent les travaux de Barnes et Mercer (2010). »

Institutions d'accueil : Institut des Mondes Africains, Campus Condorcet, Aubervilliers

Bibliographie sélective

Publié le 28 avril 2026