Mark Collins chercheur associé en anthropologie au Centre for Pacific Studies de l’Université de St Andrews en Écosse, récipiendaire de la bourse post-doctorale de la fondation Fyssen, et chercheur associé au Credo. Il se spécialise dans l’anthropologie environnementale et l’anthropologie marine et travail en Papouasie-Nouvelle-Guinée depuis 2019, où il a effectué plus de 17 mois d’enquête de terrain. Ses recherches se focalisent sur les relations entre les habitants de l’île de Lavongai et les animaux de la mer. Il a collaboré avec des partenaires de la société civile autochtone dans la province de Nouvelle-Irlande dans le cadre de projets concernant la documentation et la compréhension des pratiques traditionnelles liées à l’océan
En Océanie, les savoirs concernant l’environnement marin et côtier sont indispensables aux populations autochtones pour leur permettre de maintenir la vie humaine comme non-humaine. Néanmoins, les gens qui vivent dans cette région insulaire et les environnements maritimes qu’ils occupent sont menacés par différentes sources de violences, notamment l’extraction de ressources primaires, la montée du niveau des océans, et l’effondrement de la biodiversité. Ensemble, ces formes de violence dégradent les relations établies et fonctionnelles entre sociétés humaines et environnement vivant. Sur les littoraux de la mer de Bismarck, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la situation est urgente à cet égard, puisqu’on mesure déjà l’impact de la montée et de l’acidification des océans, ou encore du ruissellement des eaux de surface depuis les sites miniers et forestiers vers les eaux côtières. À moyen terme, il existe aussi la menace de conséquences écologiques et sociales de l’exploitation minière des fonds marins. En effet, « Solwara 1 », la première exploration minière du genre, est en cours dans cette mer. Ce projet de recherche se focalise sur deux emplacements situés de part et d’autre de la mer de Bismarck. À l’aide d’une focale anthropologique, il documente et cherche à comprendre les menaces qui pèsent sur les sociétés côtières et les environnements marins, en collaboration avec des organisations non-gouvernementales locales et des experts autochtones en écologie. Il vise à produire des connaissances et des outils éducatifs qui pourront servir à atténuer les effets des dégradations bioculturelles.