Alexander Bryson
Alexander Bryson est professeur de sciences sociales quantitatives à l’Institut de recherche sociale de l’University College London. Il est également chercheur associé à l’IZA, à RFBerlin et à l’Economic Statistics Centre of Excellence, ainsi que Fellow à la School of Management and Labor Relations de l’Université Rutgers. Il est rédacteur en chef de la revue Industrial Relations: A Journal of Economy and Society et membre du comité éditorial du Journal of the Royal Statistical Society Series A ainsi que du Journal of Participation and Employee Ownership. Il participe également aux comités d’organisation du Colloquium on Personnel Economics et de la conférence Counterfactual Methods for Policy Impact Evaluation.
Le projet
Titres : Les syndicats dans les pays en développement
« Les syndicats sont des organisations composées de travailleurs qui, grâce à leur adhésion collective, peuvent renforcer leur pouvoir de négociation vis-à-vis des employeurs afin d’améliorer les conditions d’emploi et de travail de leurs membres. Ils y parviennent notamment en agissant comme un cartel, capable de contrôler collectivement l’offre de travail au sein de l’entreprise. Cette fonction, souvent qualifiée de « dimension monopolistique » du syndicalisme, peut influencer de nombreux résultats au niveau de l’entreprise, avec des effets potentiels sur la productivité du travail et la rentabilité. Toutefois, cette dimension monopolistique ne constitue qu’un aspect des avantages procurés par l’adhésion syndicale. Un second aspect est ce que l’on appelle la « dimension de représentation » ou de « voix collective ». Les syndicats offrent alors aux salariés un moyen d’expression collectif au sein de l’entreprise, en défendant leurs intérêts dans de nombreux domaines qui dépassent le cadre de la négociation collective. Du point de vue théorique, l’effet net de ces différentes fonctions sur la performance des entreprises demeure ambigu. En effet, les mécanismes en jeu peuvent se compenser mutuellement, tandis que les entreprises peuvent réagir différemment selon leur contexte et leurs caractéristiques face au pouvoir de négociation syndical. Les recherches empiriques consacrées aux effets des syndicats sur les travailleurs et les entreprises sont très nombreuses et remontent aux travaux fondateurs d’Adam Smith, ainsi qu’aux analyses de Karl Marx et Friedrich Engels sur le travail en usine dans l’Angleterre du XIXᵉ siècle. Cette littérature a connu plusieurs phases d’évolution, les résultats reflétant à la fois les transformations de la puissance syndicale, des structures institutionnelles et l’apparition de données et de méthodes d’estimation toujours plus sophistiquées. Néanmoins, malgré son ampleur remarquable, cette littérature empirique, probablement l’une des plus développées en économie du travail, demeure presque exclusivement centrée sur les pays développés, en particulier ceux d’Amérique du Nord et d’Europe. »
Institution(s) d'accueil : Sciences Po
Bibliographie sélective
- Blanchflower, D. G. and Bryson, A. (forthcoming) “Not Flourishing”, Journal of Happiness Studies
- Gomez, R., Bryson, A. and Willman, P. (forthcoming) “Trust and Cooperation in Labor-Management Relations”, chapter in K. F. Zimmerman (ed.) Handbook of Labor, Human Resources and Labor Economics, Springer
- Bryson, A. (2026) The Gender Wage Gap Among Those Born in 1958: Conditioning on What and How?, IZA Discussion Paper No. 18960 and Rockwool Foundation No. 256/26
- Bryson, A., Forth, J. and Green, F. (2026) ”The Relative Importance of the Establishment in the Determination of Job Quality”, British Journal of Industrial Relations, 64, 3: 615-634
- Breda, T., Bryson, A. and Forth, J. (2026) ”Productivity Dynamics Among Union Locals in the United States”, Economic Inquiry, 64: 533-554


Simo Mikkonen
David Armando
Solène Ferreira