2015, une année cruciale pour la Fondation

L'édito de Michel Wieviorka

L’année 2015 a été cruciale pour la Fondation qui, au fil d’un processus ambitieux de transformation, s’est repositionnée dans le paysage institutionnel et scientifique des sciences humaines et sociales.

La FMSH dispose maintenant de statuts modernes et adaptés à son état de fondation de droit privé reconnue d’utilité publique. Elle dispose d’un directoire composé de trois membres (un président et deux vice-présidents) et d’un conseil de surveillance.

La FMSH a rejoint la Comue Université Sorbonne Paris Cité, regroupement qui compte quatre universités et plusieurs grands établissements de recherche et d’enseignement supérieur. Des coopérations se développent en matière scientifique, de mobilité internationale des chercheurs, d’information scientifique, de contribution à la formation doctorale, etc.

Parallèlement, en 2015, notre engagement comme membre fondateur du campus Condorcet s’est précisé. Nous avons décidé d’apporter une contribution significative (16 % de la dotation annuelle que nous accorde l’État). Nous localiserons au Grand Équipement documentaire (GED), qui sera réalisé par l’architecte Élisabeth de Portzamparc, nos ouvrages et collections ainsi qu’une partie des personnels de notre bibliothèque et nous préparons pour notre retour au « 54 » (avril 2017) l’installation d’un espace expérimental de documentation scientifique numérique en partenariat avec le GED.

Ce double positionnement ne nous interdit pas de développer de nombreuses collaborations en lien notamment avec nos missions nationales qui ont été réaffirmées par notre engagement en faveur de l’Alliance ATHENA, du Réseau national des Maisons des sciences de l’homme et du Réseau français des instituts d’études avancées, par le pilotage de la plateforme numérique de l’audiovisuel universitaire (Canal-U), etc. La FMSH s’affirme ainsi comme un acteur important de dynamiques nouvelles qui doivent permettre aux SHS de se doter d’un élan, national, européen et mondial.

Le processus de transformation nécessaire pour mener à bien ces repositionnements a touché l’ensemble des secteurs d’activité de la Fondation. À des services supports en
cours de modernisation ont été adjoints quatre pôles qui structurent nos principales activités.

Le pôle « Recherche & Prospective », pivot de notre action, regroupe le Collège d’études mondiales, trois « plateformes » internationales (action humanitaire, progrès social, violence et sortie de la violence), deux « appels à projet » dans les domaines des nouvelles conflictualités et des arts et sciences sociales. La FMSH abrite également deux chaires Unesco et plusieurs programmes de recherche innovants.

Le pôle « International » organise la mobilité entrante et sortante de chercheurs dont certains sont accueillis à la Maison Suger ou avec le soutien financier de bourses post-doctorales ou d’invitations comme Directeur d’études associé. L’accompagnement au montage de projets européens, individuels ou collaboratifs, représente une priorité.

Notre pôle « Diffusion des savoirs » regroupe la bibliothèque, l’ensemble de nos activités audiovisuelles, la production et la diffusion avec Canal-U, nos activités de diffusion d’ouvrages et de revues, et notre maison d’édition, dont la politique est désormais clarifiée.

Enfin, avec le quatrième pôle « Infrastructures & Services numériques », la vocation numérique de la FMSH est plus que jamais affirmée au bénéfice de l’ensemble des chercheurs en SHS. La FMSH est en mouvement, à nous maintenant de lui donner pleinement le sens d’une véritable fondation.

En confirmant notre volonté de poursuivre nos avancées, je remercie les personnels pour leur participation à ce qui constitue une aventure unique dans le paysage français, européen et mondial des SHS.

Michel Wieviorka

 

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Edito