Redéfinir le progrès à la lumière de la crise écologique

Ce texte est un extrait de la conférence prononcée le 2 octobre à l’occasion de l’ouverture de la chaire « Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales » du Collège d’études Mondiales, en lien avec l’Université Paris-Dauphine. Il s’agit d’une première version du texte qui sera publié sous forme d’ouvrage au premier trimestre 2013. L’auteur remercie Michel Wieviorka, les membres du Forum pour d’autres indicateurs de richesse et du séminaire « Politiques de la prospérité durable » ainsi que l’Institut Veblen qui a assuré entre autres, la traduction en anglais de ce document, qui est aussi publié sous la forme d’une note de l’Institut.

Le texte constitue un extrait de la conférence inaugurale de la Chaire ” Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales ” du Collège d’études mondiales, mise en place par la Fondation Maison des sciences de l’homme en coopération avec l’Université Paris Dauphine. Même si elles n’aiment pas dépendre des hypothèses ou des résultats de recherche des sciences de la Nature, les sciences humaines et sociales sont aujourd’hui mises au défi de penser les transformations radicales que nous révèlent celles-ci : d’abord pour comprendre comment l’homme a pu se muer en véritable agent géologique capable de détruire le caractère habitable de la planète, ensuite pour savoir dans quelle mesure nous pouvons faire confiance aux disciplines traditionnelles pour dessiner les contours du monde que nous voulons, enfin pour éclairer les voies de résolution de ce qui est bien plus qu’une crise. Le texte revient sur les raisons qui ont fait de la production le principal lieu d’expression de nos sociétés et du Produit Intérieur Brut leur principal critère de performance avant de s’interroger sur les enjeux du développement d’autres manières de représenter ” ce qui compte “.

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