Inégalités de « pouvoir d’action » et justice de la transition écologique

Evaluer la notion de pouvoir d'action

La conception et la mise en œuvre d’une transition écologique ambitieuse provoque des tensions entre objectifs socioéconomiques et environnementaux. L’examen des conséquences distributives, souvent régressives, des politiques de transition ne dit rien sur les différences de capacité à agir qu’ont les ménages, alors que ces différences nourrissent le sentiment d’injustice de la transition. Pour les conceptualiser, le projet propose une notion de « pouvoir d’action », qui intègre le contexte des situations individuelles et des « marges de manœuvre » dont disposent les individus, comme des dimensions psychologiques et normatives de l’agir. La collaboration internationale et interdisciplinaire réunie par le projet vise à préciser et évaluer cette notion à partir de considérations d’économie publique, d’économie comportementale et de philosophie pratique, et à clarifier son rôle pour concevoir des politiques publiques de transition justes et efficaces.

Projet porté par Antonin Pottier, EHESS et Emmanuel Combet (analyse prospective et économie publique, ADEME, France.