16 janvier 2015

Le scepticisme, « antiphilosophie » ou moment constituant du geste philosophique ?

Séminaire "Détrôner l'être"

Avec Frédéric COSSUTTA, Groupe de recherche sur l'analyse du discours philosophique, CEDITEC, Paris-Est Val de Marne

Afin de mettre à l’épreuve la pertinence de la catégorie d’ « antiphilosophie », nous nous demanderons pourquoi Alain Badiou, contre toute attente, n’inclut pas le scepticisme (sous sa forme grecque notamment) dans son inventaire (Nietzsche, Wittgenstein, Lacan, Saint Paul, Diogène, Héraclite).

Construire la fiction d’un Wittgenstein « antiphilosophe », n’est-ce pas une façon de prémunir son ontologie contre le risque sceptique ?

Nous proposons de réinterpréter le scepticisme, non comme une antiphilosophie parmi d’autres, mais comme l’indice d’une négativité inhérente à tout mouvement de pensée fondateur qui ne peut s’auto-constituer qu’à la condition d’avoir à penser, à exorciser ou à dénier le risque de sa propre impossibilité. Le geste sceptique est situé au coeur même de la philosophie car il impulse ses moments originaires comme le mouvement perpétuel où s’engendrent et se détruisent toutes les doctrines.

Séminaire de recherches de philosophie du langage (LLCP/ Université de Paris 8, hébergé par la MSH Paris nord)
Pr Antonia Soulez (coord.), Université de Paris 8 Saint-Denis / MSH Paris Nord
en collaboration avec Pierre Fasula, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


Détails

Lieu : Le France
Localisation : Salle du Conseil A
Ajouter à mon agenda

Partager
Séminaire

Voir aussi