The historicisation of philosophy in France and Germany after Kant

This paper presents an on-going project and examines how a more and more abstract and autonomous history of philosophy developed from the end of the18th century onwards in Germany and in France. Whereas Kant drew a clear division between the empirical history of philosophy and its pure rational reconstruction, the Kantian historian of philosophy Tennemann tried to make empirical history more philosophical. According to Tennemann, the history of philosophy is not only an exercise in coming to a conclusion concerning philosophical systems of the past, but also entails philosophical criticism through classification and narration. This argument, however, leads on to the question of whether a history which is not pure rational reconstruction can still occasion peace in the philosophical field <oder: "perpetual peace’?>"? This is the point where Degérando, one of the first historians of philosophy in France, distinguished himself from Tennemann in 1804. Degérando put more trust in the history of philosophy as a philosophical method than Tennemann did because his epistemology already afforded a more important role to actual experience, be it sensory or historical.

L'auteur

Agrégée et docteur en philosophie, diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris, l’auteur est actuellement A.T.E.R. à l’université de Lorraine. Sa thèse portait sur l’efficace politique attribuée à la philosophie à la fin de la Révolution française, dans un corpus franco-allemand réunissant les Idéologues, le groupe de Coppet, Kant et certains post-kantiens. Il analysait les limites de la philosophie et les médiations par lesquelles on a pensé pouvoir l’inscrire dans les principes de gouvernement et la diffuser indirectement par l’enseignement et les discours publics. Ce travail s’est poursuivi par la publication d’un volume collectif et pluridisciplinaire aux Presses universitaires du Septentrion, consacré à la façon dont les savants, les écrivains et les philosophes ont conçu leur rôle politique en France et en Allemagne, de la mort de Voltaire au Vormärz. Plus récemment, cette réflexion sur l’impureté de la philosophie a trouvé un prolongement dans son travail post-doctoral de traduction et commentaire des Sylves critiques de Herder. Enfin, cette question de l’historicisation de la philosophie l’a amenée au projet de recherche conduit  lors d’un séjour de recherche au Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Lumières en Europe (I.Z.E.A.) de l’université Martin Lüther de Halle.

Le texte

Ce texte a été produit dans le cadre d’une bourse Fernand Braudel IFER outgoing, au Centre Interdisciplinaire de Recherches sur les Lumières en Europe (I.Z.E.A.) de l’université Martin Lüther de Halle, entre le 1er octobre 2013 et le 30 juin 2014.

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