23 janvier 2019

La constitution des collectifs

Séminaire International de Sémiotique à Paris - Mercredi 23 janvier

Créativité de groupe, projets participatifs et reconnaissance institutionnelle

Première partie

Andrea Catellani (Ecole de communication, COMU, Louvain-la-Neuve)
Comment la communication constitue les collectifs et les organisations : entre sémiotique des interactions et approches communicationnelles des organisations

Comment théoriser l’organisation du point de vue sémiotique ? Nous voulons proposer un parcours centré sur les réflexions de François Cooren, chercheur en communication des organisations, qui a proposé depuis plus de vingt ans une théorie du « faire organisant » (organising en anglais) et des organisations qui intègre de façon intéressante la sémiotique de Greimas, mais aussi les contributions d’auteurs comme Searle, Latour, Callon et Derrida.  Ce court texte de réflexion veut proposer une introduction à la pensée sur l’organisation de cet auteur, focalisée notamment sur un ouvrage publié en anglais en 2000, et quelques réflexions sur les liens entre cette proposition et deux contributions internes au domaine sémiotique, la sémiotique des interactions d’Eric Landowski et la réflexion sur la reconfiguration du modèle actantiel de Jacques Fontanille, présenté notamment dans le livre publié avec Nicolas Couégnas (Terres de sens, 2018) et dans un article (2018).

Détails

Séminaire

Mercredi 23 janvier
13h45 - 17h00

Maison Suger

16, rue Suger
75006 Paris (M° Odéon)

Entrée libre

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Seconde partie

Eric Fassin (Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, LEGS)
Minorités et classes, publics et peuple : petit lexique actuel des identités politiques

En France, les politiques identitaires font l’objet d’un rejet quasi unanime : depuis la chute du Mur de Berlin, tout le monde ou presque s’accorde à dénoncer le communautarisme (à l’américaine) qui menacerait pourtant la République (française). Et s’il est moins question désormais du « ghetto gay », on s’inquiète beaucoup des réunions non-mixtes organisées sur un critère de sexe ou, pire, de race. Il ne s’agit pas seulement d’universalisme : la poussée des revendications minoritaires précipiterait aussi le déclin des identités de classe. Car les adversaires résolus des politiques identitaires sont aussi, le plus souvent, de fervents défenseurs d’autres identités politiques. N’est-ce pas le sens aujourd’hui des invocations du « peuple », dans son unité retrouvée ?

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