01 juillet 2014

Espaces de la présence culturelle chinoise en Afrique et reconfigurations sociales locales

3e Rencontres des Études Africaines en France  -  « L’Afrique des/en réseaux »  -

30 juin, 1-3 juillet 2014, Bordeaux

Atelier coordonné par Françoise Bourdarias (Université de Tour / Citères ) et Alexandra Galitzine-Loumpet (ANR EsCA, FMSH)

Le développement des activités économiques et des flux migratoires chinois en Afrique  va de pair aujourd’hui avec une présence culturelle accrue. A un premier niveau, les stratégies culturelles de l’État chinois se manifestent à travers une appropriation de la thématique du « soft power ». Depuis le début des années 2000, dans un contexte marqué par le développement de tensions sociales liées à son influence économique et politique, le gouvernement chinois a reconsidéré l’argumentation de ses politiques de coopération avec les pays africains, en mettant l’accent sur les « rencontres culturelles », sur des formes de circulation des savoirs censées marquer une rupture avec la « domination culturelle » mise en œuvre par l’Occident. L’analyse des politiques culturelles de l’État chinois et des discours qui les légitiment permet  de tracer le cadre dans lequel peuvent s’élaborer, au niveau local, une multiplicité de constructions pratiques et symboliques. Des « entrepreneurs culturels » chinois investissent ce nouveau champ d’activité. Certains groupes sociaux locaux sont alors amenés à s’approprier, à réinterpréter des éléments de la « culture chinoise », parfois à les intégrer à leurs stratégies de mobilité sociale en se constituant en « intermédiaires » susceptibles de construire des liens entre le pouvoir économique étranger et les populations locales. La présence culturelle chinoise peut aussi susciter le refus et contribuer à une reconfiguration des dynamiques professionnelles et politiques locales.

Détails

Localisation : Institut d’études politiques de Bordeaux

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