L'internationalisation des firmes chinoises : croissance, motivations, stratégies

Papier préparé à l’issue de la séance du séminaire BRICs de la Fondation Maison des sciences de l’homme et le l’Ecole des hautes études en sciences sociales, sous la direction de Guilhem Fabre, Pierre Salama, Xavier Richet et Michel Schiray organisée le 28 novembre 2011.
 
Comme d’autres économies émergentes des BRIC, la Chine enregistre aujourd’hui un flux croissant d’investissements directs étrangers sortants (IDES) tout en maintenant une forte attractivité pour les investissements directs étrangers entrants (IDEE). Le développement accéléré récent de la Chine, repose, en partie sur la présence des IDEE qui ont facilité le rattrapage technologique, la mise à niveau de nombreuses firmes qui ont pu se hisser aux standards des firmes occidentales dans toute une série d’industries, notamment de technologies moyennes et parfois avancées. Pour les spécialistes et les dirigeants économiques chinois, le bilan est mitigé ; les firmes occidentales limitant le transfert de technologie afin de conserver leur avantage concurrentiel. Les IDES chinois ont connu une très forte expansion au cours de la dernière décennie en partie grâce aux ressources financières accumulées, en partie par la nécessité de chercher des approvisionnements en matières premières afin de maintenir le taux de croissance élevé du PIB. Mais ils se développent aussi dans le secteur manufacturier, les services, la finance en ciblant les secteurs. On présente les différents facteurs qui poussent les firmes chinoises à s’internationaliser : accès aux marchés, accès aux ressources, accès à la technologie. Au-delà des aides gouvernementales, de quels avantages bénéficient les firmes chinoises ? Face à la concurrence des grands groupes multinationaux occidentaux, les firmes chinoises ont su développer des stratégies particulières qui facilitent leur apprentissage, leurs relations avec les grandes firmes, leur montée en puissance. Le succès de ces firmes doit être confirmé dans le moyen et le long terme. Pour de nombreux observateurs, la plupart des firmes, pour le moment, ne sont pas encore véritablement internationalisées. Elles cherchent souvent à acquérir des ressources et à les rapatrier en Chine.
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