Heritage in/of Exile - Panel Canberra 2014

Second Conference of the Association of Critical Heritage Studies

Le double panel ‘Heritage in/of Exile’ présenté par le programme Non-lieux de l’exil (FMSH) et le séminaire « L’expérience de l’exil » (Collège d’études mondiales, FMSH) a été retenu dans le cadre de la seconde conférence de l’Association of Critical Heritage Studies (ACHS) qui se tiendra à l’Australian National University de Canberra du 2 au 4 décembre 2014 (plus d’informations ici :  ACHS’ website) dans le cadre de la thématique Multiculturalism, migration and diaspora (coordinator John Giblin) .

Les coordonnateurs du double panel ‘Heritage in/of Exile’, Alexandra Galitzine-Loumpet et Alexis Nuselovici (Nouss),  ouvrent un appel à contribution pour  5 propositions de communications.

Les propositions de 300 mots maximum assorties d’une bio-bibliographie de 10 lignes environ sont à envoyer à cette adresse

au plus tard le 20 mai 2014 pour un dépôt en ligne le 1er juin.

Argumentaire

Qu’ont en commun la Porte de l’Europe de Lampedusa et le Mémorial Walter Benjamin à Port Bou, le Tenement Museum du Lower East Side (NY) et le Bunjilaka Aboriginal Cultural Centre du Melbourne Museum ; le California African American Museum et l’appartement de Sigmund Freud à Vienne ? Les musées diasporiques  et les musées des Natives / First Nations ? Outre qu’ils appartiennent à des catégories différentes de l’Unesco, ces musées, mémoriaux et lieux de mémoire convoquent une expérience différente du déplacement et de l’exil, individuel ou collectif, intérieur ou extérieur, ainsi que des temporalités et spatialités distinctes. Dans leur grande majorité cependant, ils appartiennent à l’épistémè des sociétés d’accueil, reflétant ainsi les régimes politiques et juridiques d’assignation du sujet migrant -  étranger, immigré, émigré, migrant, déraciné,  apatride, réfugié, exclu, disparu, déplacé, déporté, clandestin, relégué, personae non gratae,  boat people, alliens, border crossers, non-citizens, nomades…-  et, partant, de son héritage.

L’expérience de l’exil, à la fois condition et/ou conscience – exiliance -, met en en crise les dichotomies induites par un discours territorialisé  de l’origine et du devenir, de l’autochtone et de l’étranger, de l’officiel et de l’inofficiel, de l’objectif et l’affectif. Noyau existentiel commun au-delà de la multiplicité des parcours d’exil et de post-exil, l’expérience de l’exil requalifie les différents acteurs autant que les contextes, les lieux et les objets – de l’artefact à l’œuvre d’art- constitutifs de ses patrimonialisations (heritagization) éventuelles. Elle les intègre également dans un système référentiel plus vaste, à la fois discontinu, superposé et contingent, reflété par une grande diversité de supports (muséographiques, littéraires, audiovisuels, virtuels) et d’espaces publics et privés d’inscription, invitant ainsi à repenser les représentations de l’exil sous les régimes de la coexistence et de la multi-appartenance.

La potentialité heuristique du concept d’exil face aux réalités migratoires et plus généralement pour incarner une condition de l’individu post-moderne, interroge donc la notion même de patrimoine, ses hiérarchies et cloisonnements aussi bien que la dimension exilique de dispositifs mémoriaux et muséographiques, de la surabondance de représentations consensuelles aux trous noirs du déni ou de l’absence. Dans la continuation des travaux pluridisciplinaires menés dans le cadre du programme Non-lieux de l’exil (Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris), ce panel se propose de réunir spécialistes du patrimoine, de l’art, de la littérature, de la migration et de la culture matérielle pour réfléchir ensemble sur les implications théoriques d’un déplacement des paradigmes de la migration à l’exil et ainsi de contribuer à en préciser la part éthique.

Note : Les frais d’inscription au colloque sont de $350 AUD pour les chercheurs et de  $250 pour les étudiants et les ressortissants des pays non OCDE. Les coordonnateurs de ce panel ne pourront malheureusement contribuer à ces frais et il convient, le cas échéant de prendre directement contact avec les organisateurs du colloque.

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Appel à contribution