L'humanitaire dans la globalisation

Comprendre les mutations modernes de l’aide humanitaire

La plateforme scientifique dédiée aux études humanitaires offre un espace de débat et d’échanges entre chercheurs de toutes disciplines et professionnels de l’aide dans le but de soutenir et promouvoir la recherche sur l’aide humanitaire. Plateforme ouverte, elle encourage le décloisonnement et le dialogue avec les chercheurs, les ONG, les fondations et les pouvoirs publics.

Dans sa fonction d'incubateur, la FMSH propose avec cette plateforme scientifique de relever le défi de mieux comprendre et d’accompagner les mutations à l'œuvre.

La plateforme a initié une série de projets de recherche qui permettront à terme de constituer un réseau informel de chercheurs et de professionnels travaillant sur l’aide humanitaire.

En favorisant les échanges, débats, séminaires, projets de recherche et publications, la Plateforme Humanitaire dans la globalisation, co-dirigée par Laëtitia Atlani-Duault et Jean-Pierre Dozon, stimule la mobilisation, la production et la diffusion des connaissances. Le (bien)commun, une collection d’ouvrages éditée par les Editions de la Maison des sciences de l’homme, est d’ores et déjà dédiée aux travaux et résultats de recherche produits par la plateforme.

 

Initiatives de recherche

Quelques exemples de projets hébergés

Capitalisme philanthropique. Quelle redistribution pour quelle aide humanitaire ?

Le séminaire  " Capitalisme philanthropique. Quelle redistribution pour quelle aide humanitaire ? " interroge les nouvelles combinaisons entre logique de rentabilité et logique de solidarité, entre objectifs économiques et objectifs sociaux dans les pratiques d’action et de coopération de l’aide humanitaire internationale. L’objectif est de comprendre, par une réflexion critique, tant à partir de terrains et d’objets particuliers que sur un plan conceptuel, si ces pratiques se développeront en conquérant un espace au sein du « système » sans vraiment le transformer ou bien si elles feront « système » engageant une nouvelle étape de transformation / adaptation.

Ce séminaire, co-organisé par la FMSH, le GRET, l’IRD et le CIRAD, a démarré en octobre 2015 et prend place, six fois par an, à la Maison Suger. Il est porté par Marc Levy.

 

EBOLA, rumeurs et controverses. Perspectives du monde numérique

Le projet de recherche " EBOLA, rumeurs et controverses. Perspectives du monde numérique " a pour objectif principal de documenter sur les rumeurs ayant circulé lors de la récente épidémie d’Ebola, ainsi que les processus de circulation et de transformation, par les médias et les réseaux sociaux, de l’information sur Ebola diffusée par les autorités de santé et les structures humanitaires (organisations gouvernementales et non gouvernementales) locales et internationales, dans deux groupes de pays. Au Sud : un pays africain parmi les plus touchés par l’épidémie d’Ebola (la  Guinée) et un pays frontalier (la Côte d’Ivoire) ; au Nord : un pays européen (la France) et un pays d’Amérique du Nord (le Canada).

Financé par l’INSERM depuis octobre 2015, ce projet est co-porté par des partenaires et leurs laboratoires universitaires dans chacun des pays couverts par l’étude. Contact : Laetitia Atlani-Duault

 

ALIMA et les African Doctors

Contrairement à ce qui s’est passé dans le milieu du développement, la mise en œuvre de l’aide humanitaire dite ‘d’urgence’ a depuis toujours souvent été une spécificité d’acteurs issus du Nord. Ce projet de recherche propose d’enquêter sur une start-up de l’humanitaire médical née en 2009, ALIMA (the Alliance for International Medical Action), qui revendique un modèle innovant de réponse humanitaire médicale visant à « décentraliser les opérations et la gouvernance aux acteurs nationaux : les African Doctor. Comment l’ambition africaine des fondateurs d’ALIMA a-t-elle évolué depuis les débuts de l’organisation? Quelles sont les implications pratiques de cette volonté d’africaniser l’aide médicale d’urgence ? Quel sens l’expression « African Doctors » prend-elle en pratique pour ALIMA et pour Befen ? Qu’y a –t-il d’innovant dans ces formes de collaborations entre humanitaires du nord et humanitaires du sud?

Ce projet, financé par la Croix Rouge, est porté par Marion Péchayre.

 

Philanthropie américaine et éducation universitaire au Sud dans l’ère des sociétés du savoir

La taille, la portée et l’impact des organisations philanthropiques sur les initiatives d’aide au développement n'ont jamais été aussi substantielles. Aux États-Unis, les données récentes indiquent que les revenus, les dépenses et les actifs du secteur ne cessent de croître. Les fondations connaissent une croissance forte, un deuxième âge d'or comparable à la période qui vit ces organisations obtenir une reconnaissance juridique. Malgré un ralentissement important lié à la Grande Récession, la croissance caractérise également la tendance à long terme du don individuel. Beaucoup plus qu'un phénomène américain, les efforts déployés pour documenter les tendances transnationales dans les initiatives soutenues par la philanthropie et la société civile révèlent un modèle mondial en plein essor.

Ce projet de recherche vise à mettre en évidence le rôle de la philanthropie américaine dans l’aide au développement via la relation des fondations américaines avec les universités privées et publiques, les instituts de recherche, les centres culturels, les écoles et la formation continue au Sud, et en particulier en Afrique.

Ce projet est porté par Fabrice Jaumont.

 

Focus

http://www.fmsh.fr/fr/recherche/27913

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