Lauréats du Prix Ariane Deluz

Aide à la recherche en ethnologie de l'Afrique subsaharienne

Depuis 2014, le prix Ariane Deluz offre chaque année un soutien financier pour un terrain portant sur des sujets classiques de l'ethnologie (systèmes symboliques, organisation sociale, tradition orale...).

2018

Ahmad Kane-Mbaye, doctorant à l'Université Paris 8, pour son projet de recherche de terrain : « La redéfinition des paradigmes d’appartenance ethnique et linguistique au Soudan après la séparation du Sud Soudan. Étude d’anthropologie comparative sur les cas des Béja et des Janūbīn - phase 1 ».

Thématique : 

Au carrefour entre « monde arabe » et « monde africain », le Soudan a été historiquement caractérisé par la fluidité de ses frontières ethnoculturelles. La récente séparation du Soudan du Sud en 2011 a remis en branle les dynamiques de redéfinition des appartenances dans un contexte où les élites au pouvoir à Khartoum affirment leur volonté de promouvoir une « nouvelle » identité nationale fondée de manière exclusive sur les critères d’arabité et d’islamité. Dans ce cadre, ma thèse propose de revisiter les processus de construction identitaire en cours par la perspective des pratiques linguistiques, qui occupent une place significative — quoiqu’ambivalente — dans les jeux de reconfiguration des appartenances locales. Par une approche d’anthropologie linguistique dynamique, privilégiant la démarche et les méthodes d’une ethnographie qualitative, je focalise mon terrain sur deux groupes, les Béjà et les Janubin, qui se situent aux marges de la catégorisation dominante du Soudan contemporain. Les premiers, en tant que groupe d’origine nomade de l’est du pays islamisé, mais non arabisé. Les seconds, en tant qu’ensemble multiethnique du sud du Soudan porteur de pratiques identitaires et linguistiques différentes de celles du paradigme « arabo-musulman ».

2016

Laura Fortin, doctorante à l'EHESS Paris, pour son projet de recherche de terrain : « Etude de la dynamique sociale du système technique de la transformation du coton au Burkina Faso ».

Thématique :
La technologie associée à la fibre de coton occupe une place prépondérante dans l’économie traditionnelle et l’organisation sociale des peuples du Burkina Faso et s’inscrit dans une division sociale et sexuelle du travail. Les innovations technologiques observées dans le domaine textile depuis un demi-siècle tendent à bouleverser ces assignations et les conditions d’exercice de ces activités artisanales, et invitent alors à interroger les traditions et les évolutions liées à la transformation du coton dans le pays.

2015

Julie Cayla, doctorante à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, pour son projet de recherche de terrain : « L'ethnographie des marchands d'art de la ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso ».

Thématique :
Le domaine de l'art africain souffre d'une approche dichotomique, voir manichéenne, opposant les vraies oeuvres aux fausses pièces, les experts occidentaux aux faussaires africains. Ce travail a pour but de contourner ces écueils en proposant de présenter et de questionner la pluralité des pratiques, des goûts et des formes d'attachement des professionnels comme des amateurs burkinabè d'art africain.

2014

Camille Devineau, doctorante à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense, pour son projet de recherche de terrain : « Vers une conception élargie de la musique : les masques blancs en action chez les Bwaba du Burkina Faso ».

Télécharger le working paper de Camille Devineau

 

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