Du concept de sujet à celui de subjectivation/dé-subjectivation

Le working paper de Michel Wieviorka

La sociologie s'est récemment ouverte au concept de " sujet ", et, encore plus récemment, au projet d'en envisager la face sombre, destructrice et autodestructrice. Il faut faire maintenant un pas de plus, et envisager les processus de subjectivation et de dé-subjectivation à travers lesquels se façonnent et se transforment en permanence le sujet et sa face sombre, l'anti-sujet. À partir de là, il est possible d'analyser les phénomènes de mise en avant de mémoires dans l'espace public sous un angle nouveau qui est celui précisément des logiques de subjectivation et de dé-subjectivation au fil desquels elles se projettent dans l'espace public, ou restent enfouies dans le silence des consciences.

Michel Wieviorka. Du concept de sujet à celui de subjectivation/dé-subjectivation. FMSH-WP-2012-16. 2012. <halshs-00717835>

Michel Wieviorka est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, et est actuellement administrateur de la Fondation Maison des sciences de l’homme. Il a dirigé le Centre d’Analyse et d’Intervention Sociologiques (CADIS) fondé par Alain Touraine. Il a publié de nombreux ouvrages sur les mouvements sociaux, le racisme, le terrorisme, la violence, le multiculturalisme et les diférences culturelles. Petite sélection : Sociétés et terrorisme, Paris, Fayard, 1988 ; L’espace du racisme, Paris, Seuil, 1991 ; La démocratie à l’épreuve. Nationalisme, populisme, ethnicité, Paris, La Découverte, 1993 ; Une société fragmentée. Le multiculturalisme en débat (dir.), Paris, La Découverte, 1996 ; La diférence, Paris, Balland, 2001 ; La tentation antisémite. Haine des juifs dans la France d’aujourd’hui (dir.), Paris, Robert Lafont, 2005 ; Neuf leçons de sociologie, Paris, Editions Robert Lafont, octobre 2008 (rééd. Fayard, Pluriel,
2011) ; Evil (Polity Press, 2012).

 

Partager
Parution