Antariksa

Artiste invité au sein de la chaire Global South(s)

Antariksa est his­to­rien et membre co-fon­da­teur KUNCI - Cultural Studies Centre, Yogyakarta, Indonésie – un col­lec­tif de recher­che dont les inté­rêts conver­gent autour de la pro­duc­tion du savoir, la recher­che-action et l’éducation ver­na­cu­laire.

Il a étudié la philosophie à l'Université Gadjah Mada (Yogyakarta) et l'histoire (Lembaga Studi Realino, Sanata Dharma l'Université, Yogyakarta). 

Ses prin­ci­pa­les recher­ches concer­nent l’art et la mobi­lité des idées en Asie du Sud-Est sous l’occu­pa­tion japo­naise. Il tra­vaille à pré­sent sur sa nou­velle publi­ca­tion 日本占領期のインドネシアにおけるアート集団主義 [Le col­lec­ti­visme artis­ti­que en Indonésie, durant l’occu­pa­tion japo­naise] (Kyushu University Press, 2017). Antariksa est actuel­le­ment cher­cheur asso­cié à l’Institute of Southeast Asian Studies (ISEAS) - Yusof Ishak Institute, Singapour.

Projet de recherche 

Antariksa est bénéficiaire de la bourse de recherche 2017 de la chaire Global South(s). Un appel à candidature a été lancé dans le cadre de la col­­la­­bo­­ra­­tion entre le Collège d'études mondiales et la Villa Vassilieff pour un séjour de recher­­che de 6 semai­­nes adres­­sés aux cher­­cheurs en Sciences Humaines et Sociales rési­­dant hors de France, éga­le­ment ouvert aux artis­­tes.

Antariska tra­­vaille donc en lien avec la Chaire Global South(s) diri­­gée par Françoise Vergès et avec l’équipe de la Villa Vassilieff, autour d’une recher­che s’ins­cri­vant dans le cadre de la poli­­ti­­que scien­­ti­­fi­­que géné­­rale du Collège d’études mon­­dia­­les et de la chaire Global South(s) : 

Mes recher­ches à Paris s’ins­cri­vent dans la conti­nuité de celles en cours sur le col­lec­ti­visme artis­ti­que en Indonésie durant l’occu­pa­tion japo­naise, axées autour de la col­lecte d’archi­ves et de récits oraux notam­ment grâce à des entre­tiens en Indonésie, au Japon, aux Pays-Bas et à Singapour. Mes recher­ches ten­tent de ras­sem­bler et d’ana­ly­ser des archi­ves (archi­ves d’écoles d’art, cata­lo­gues d’expo­si­tion, pho­to­gra­phies…) afin de mieux com­pren­dre l’expé­rience des artis­tes japo­nais à Paris pen­dant la guerre (Fujita Tsuguharu, Miyamoto Saburō, Mukai Junkichi, Inokuma Gen’ichirō, et Ihara Usaburō pour en citer quel­ques uns) ainsi que leurs inte­rac­tions avec les com­mu­nau­tés et col­lec­tifs d’artis­tes à Paris. Je cher­che à iden­ti­fier la trans­mis­sion d’une esthé­ti­que « occi­den­tale » de Paris à l’Indonésie en pas­sant par le Japon et les moda­li­tés de cette trans­mis­sion : com­ment elle s’est effec­tuée, com­ment elle a influencé l’idée d’esthé­ti­que et notre mémoire visuelle de la période de la guerre au Japon et en Indonésie.

Sélection de publications

Tuan Tanah Muda : Hubungan LEKRA-Seni Rupa 1950-1965 [Tuan Tanah Kawin Muda : La rela­tion entre art et l’Institut de la Culture Populaire 1950-1965] (CAF/IVAA, 2005).