14 février 2017

L’exil et la migration aujourd’hui. Rupture ou continuité ?

Conférence inaugurale de la Chaire « Exil et migrations »

Alexis Nuselovici (Nouss) présentera les activités et problématiques de la Chaire « Exil et migrations » le 14 février à la Fondation Gulbenkian, en présence de Michel Wieviorka, fondateur du Collège d'études mondiales et président de la Fondation maison des sciences de l'homme.

De par sa nature et son ampleur, l’exil de masse contemporain ne constitue pas un chapitre de plus dans l’histoire des migrations en Europe. Le phénomène, par conséquent, appelle des approches novatrices afin d’en saisir les paramètres et redéfinir une politique de l’hospitalité pour notre temps.

L’exil et la migration aujourd’hui. Rupture ou continuité ?

L’histoire de l’Europe est tramée de mouvements migratoires, internes ou externes, de départ ou d’arrivée, autant qu’elle est jalonnée par  l’exil de personnalités illustres, empereur ou artiste. Que lui arrive-t-il aujourd’hui qu’il faille parler de « crise migratoire » ? Le terme, vague à souhait, sert à opacifier, voire à dissimuler d’autres crises, profondes et menaçantes, qui touchent à ses capacités de fonctionnement, ses structures institutionnelles et ses lignes idéologiques quant à l’accueil de l’étranger.

Puisque la dite crise perdure, multipliant les images de détresse, qu’elle sévit sur l’ensemble des continents et que les réalités économiques, politiques et environnementales inhérentes à l’avancée du XIXe siècle promettent une augmentation accélérée des exils de masse, il en va d’une responsabilité intellectuelle que de préparer un changement paradigmatique apte à une compréhension nouvelle des processus migratoires et à leur intégration dans l’horizon normatif des sociétés contemporaines. 

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Détails

Fondation Calouste Gulbenkian
39 Boulevard de La Tour-Maubourg | 75007 Paris

14 février 2017 | 19h00

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Personne n’est chez soi ». Outre l’exigence éthique qu’elle proclame, la phrase d’Emmanuel Lévinas résonne comme un défi pour les sciences humaines et sociales à penser la migration, au-delà du déplacement territorial et de l’identité nationale, comme une figure de la condition humaine, appelant ses droits et ses devoirs. Le migrant est un homme qui marche et son mouvement symbolise pour tous la nature du devenir humain.

A. N.

 

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