31 mai 2016

Les usines invisibles. Histoire de femmes, travailleuses à domicile

Tania Toffanin intervient dans le cadre du séminaire de recherche du Collège.

" Dans des habitations privées, dans tous les Pays du monde, des femmes de tous les âges travaillent pour l’industrie manufacturière : chaussures, habits, bijoux, pièces informatiques, jouets ne sont que quelques-unes des marchandises produites. Grâce à cette forme de production, les travailleuses à domicile assurent un soin pour leurs proches et soutiennent les revenus de la famille, le plus souvent sans avoir en retour aucune reconnaissance économique ou sociale. En travaillant à la maison, elles réduisent le coût du travail pour les entreprises et comblent le manque de l’état socio-assistentiel.

Considérée en tant que marginale à l’intérieur du système manufacturier, cette forme de production a néanmoins résisté au passage de trois révolutions industrielles, en s’adaptant aux changements incessants associés à la division internationale du travail. En dépit de la diffusion expérimentée à niveau global, cette forme de production a été toutefois peu étudiée. Il s’agira ici d’étudier cette forme du travail à domicile dans son lien avec le développement de l’idéologie de la domesticité, et d’en analyser les processus qui ont exclu les femmes du travail rétribué ainsi qu’alimenté la diffusion du travail à domicile. "

Tania Toffanin est docteur en Sciences du Travail auprès de l’Université de Milan. Elle a enseigné la Sociologie du travail, le Genre et le travail et la sociologie des professions à l’Université de Padoue. Elle a suivi des cours de perfectionnement aux Etats Unis et en France. Elle travaille actuellement en collaboration avec les Universités de Padoue et Venise.

Détails

Lieu : Le France
Localisation : Salle Conseil A

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Séminaire