02 décembre 2014

Le naturalisme aujourd'hui, ni dieu, ni diable

Conférence en partenariat avec la Fondation Calouste Gulbenkian.

Le naturalisme est traditionnellement mal vu, voire honni, par beaucoup de spécialistes des SHS et par le public, particulièrement dans notre pays : ennemi de l’homme, niant la liberté, ignorant la culture et l’histoire, anti-philosophique, réducteur, stérile et dangereux. Ce jugement persiste aujourd'hui, alors que sous l’effet conjugué de développements tant scientifiques que philosophiques, le naturalisme a pris une figure et une vigueur nouvelles. Il remporte même un petit succès d’opinion, et parmi les spécialistes des disciplines impliquées certains semblent prêts à donner aux approches naturalistes de l’homme et de la société un brevet d’exclusivité. Entre ces deux extrêmes, intellectuellement indéfendables, existe une voie qui est n’a rien d’un compromis timoré, et qui est même la seule voie possible et féconde : un naturalisme à la fois critique et ouvert.

Daniel Andler est professeur de philosophie des sciences et théorie de la connaissance à l’Université Paris-Sorbonne, où il dirige l’unité de recherche « Sciences, normes, décision » (FRE 3593 du CNRS), et membre honoraire de l’Institut universitaire de France. Il a fondé en 2001 et dirigé le Département d’études cognitives à l’École normale supérieure, ainsi que la Société de philosophie des sciences. Il s’intéresse actuellement aux approches naturalistes dans les sciences sociales (son livre Le naturalisme critique paraîtra en 2015), et travaille également sur l’éducation, vue par le prisme des sciences cognitives.

Daniel Andler interviendra sur le thème "Le naturalisme aujourd'hui, ni dieu, ni diable".


Détails

Localisation : Fondation Calouste Gulbenkian, 39 bd de la Tour Maubourg Paris 7e
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Conférence