03 mars 2014

Colombie, sortir enfin de la violence ?

Gonzalo Sánchez Gómez - Directeur général du CNMH-Colombie
Jean-Michel Blanquer - Président de l’IdA
Daniel Pécaut – Directeur d’études (EHESS)
Yvon Le Bot – Directeur de recherche émérite (CNRS-CEM-FMSH)

Modérateur : Michel Wieviorka – Administrateur de la FMSH

[Dans le cadre d'une semaine de la Colombie, cette table ronde est suivie par une journée d'études jeudi 6 mars intitulée Violence, mémoire, commissions de la vérité]

Depuis août 2012 à Cuba, le gouvernement colombien et les FARC ont ouvert un nouveau processus de pourparler, afin d’envisager les conditions soutenables à la sortie d’une violence qui dure depuis le milieu du siècle dernier. Quel est le passé, le présent et l’avenir du conflit armé interne en Colombie ?

Quelques mois auparavant, dans une volonté résolue pour faire émerger les conditions institutionnelles à une paix viable, la Colombie s’est dotée, de par la Loi, d’un établissement public national, inscrit au Département pour la Prospérité Nationale : le Centre National de Mémoire Historique. Le CNMH a pour mission de conserver les mémoires plurielles du conflit armé, ayant une option préférentielle pour les victimes, afin de connaître la vérité et d’éviter à l’avenir la répétition des mêmes faits.

En effet, ce travail sur les différentes mémoires et sur la trace historique du conflit est nécessaire pour apaiser une société en mutation, en quête d’un pacte social de paix durable.

La table ronde « Colombie, sortir enfin de la violence ? » est organisée à l’occasion de la présentation en France des recommandations du Rapport «Colombie, ça suffit ! Mémoires de guerre et de dignité » (CNMH, Bogota, 2013). Ce rapport, élaboré durant plusieurs années de travail rigoureux sur le plan scientifique (24 tomes), invite à comprendre la complexité de la violence en Colombie, la diversité des acteurs impliqués et les évolutions sociétales en jeu. Il est « un cahier des doléances de centaines de milliers de victimes du conflit armé interne, mais il aspire à être aussi une charte d’engagement avec la transformation du futur de la Colombie », précise Gonzalo Sánchez, directeur général du CNMH.

Quels sont les enjeux et les défis de cette transformation ? Par quelles réformes profondes passe-t-elle ?

Troisième pays en position d’émergent en Amérique latine : taux de croissance élevé, inflation maîtrisée, signature de maints traités de libre commerce internationaux, richesse culturelle et en ressources naturelles immenses, la Colombie reste un pays à la fois intéressant et inquiétant pour les Français.

A cette occasion, le Programme Amériques publie la traduction française de la Seconde prière pour la paix en Colombie de William Ospina (Bogota, 9 avril 2013). Le poète, romancier et essayiste colombien, William Ospina, prononça sur la Place Bolivar à Bogotá une Prière, lors d’une mémorable Journée de Marche pour la Paix, le 9 avril 2013. Il reprenait ainsi le flambeau d’une 1ère Prière pour la Paix prononcée par Jorge Eliécer Gaitán, le 7 février 1948, durant une Marche du Silence à Bogotá pour dénoncer la persécution et la répression politique dont faisait preuve une partie de la population par le gouvernement de l’époque. (...) (Traduction de l’espagnol colombien par Magali Guerrero-Kunsky et Nelson Vallejo-Gomez).

Détails

Lieu : Le France
Localisation : Salle CNRS 638

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Table ronde