du 28 au 29 novembre 2016

Les radicalisations vues d'ailleurs

Le Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS/IIAC, CNRS), la plateforme « Violence et sortie de la violence » de la Fondation Maison des sciences de l’homme et le Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (CADIS, CNRS/EHESS), organisent à Paris les 28-29 novembre 2016 un colloque international sur « Les radicalisations violentes vues d’ailleurs ». 
 
Les places étant limitées, merci de préciser quelles demi-journées vous intéressent
 
Une vingtaine de chercheurs venant d’Europe, du Moyen-Orient, d’Amérique du nord et d’Asie sont conviés à cette rencontre. Les travaux se répartiront autour de quatre axes :
 
  1. La radicalisation contemporaine. Il existe une multitude de définitions de la radicalisation. Deux semblent les plus opérationnelles : celle qui relie directement idéologie extrémiste et action violente et celle qui tente de montrer qu'un contexte socio-politique peut pousser à la violence au nom d'une idéologie déterminée (par exemple le djihadisme). La première définition postule que la radicalisation se produit lorsque l'action violente se conjugue à une idéologie radicale. La seconde définition tente de saisir un lien probabiliste entre la radicalisation et une opinion. L’objet de cette première partie du colloque est de réfléchir à ces approches, à un moment où acteurs politiques, médias, organisations de la société civile et opinion publique sont constamment aux prises avec cette expression désormais largement répandue.
  2. La radicalisation vue d’ailleurs. Depuis longtemps, nos recherches sont pénalisées par le manque de décentrement et de recherche empirique (en particulier quand elles touchent les sociétés arabo-musulmanes), tandis que l’essentialisme tente de s’imposer malgré des réponses insatisfaisantes. On constate par exemple que l'approche identitaire n'explique pas les conflits générationnels, ou encore la confrontation entre milices et structures locales plus traditionnelles comme les tribus, quand il s’agit de certaines sociétés d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.
  3. Les métamorphoses de la radicalisation djihadiste après Daech, quelques hypothèses. Au moment où le djihadisme de Daech marque un recul net en Irak et en Syrie, il s’agit d’analyser les motivations des acteurs, leurs modes d’action, leurs références intellectuelles, le djihadisme des femmes, aussi bien en Europe que dans les pays arabo-musulmans.
  4. Les sociétés en terre de djihad. La question des supports culturels, artistiques, et de communication mobilisés par les djihadistes dans les sociétés sous leur contrôle a été rarement abordée par les chercheurs. Ce colloque donnera une place à l’usage des chants, des images et de la musique en terre de djihad. Il s’arrêtera aussi sur l’impact que produit la destruction des sites archéologiques sur les populations locales. Au-delà de ses aspects ultraviolents, l’entreprise identitaire développée par Daech combine en effet adhésion et exclusion.
     
    Responsables scientifiques du colloque :
     
    • Hosham Dawod, CNRS (LAIOS-IIAC)/FMSH
    • Farhad Khosrokhavar, CADIS (CNRS / EHESS), Observatoire des radicalisations, FMSH

 

Consulter, ci-dessous, le programme du colloque international (pdf).


Détails

Localisation : Péniche du CROUS, Quai François Mauriac, Port de la Gare, 75013 Paris
Télécharger: Programme Les radicalisations violentes vues d'ailleurs_28-29 novembre 2016.pdf
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Colloque