13 février 2015

Grammaire philosophique et grammaire ordinaire: les parties du discours chez Wittgenstein

Séminaire "Détrôner l'être"

avec Pierre FASULA (Paris 1/PhiCo)

À première vue, chez Wittgenstein, la grammaire philosophique semble ne jamais devoir être confondue, ou entièrement confondue, avec la grammaire ordinaire. Dans sa première période, il affirme que « distrust of grammar is the first requisite for philosophizing » (Notes on Logic) et que nous devrions utiliser un autre genre de grammaire : une grammaire logique, c’est-à-dire une syntaxe logique. Par la suite, même si la notion générale de grammaire devient centrale, elle ne se réduit jamais aux seules règles de la syntaxe, celles que l’on apprend en même temps que l’on apprend sa langue maternelle ou une langue étrangère : « l’essence est exprimée par la grammaire (Recherches philosophiques, I, §371). C’est la raison pour laquelle la notion philosophique de grammaire est souvent présentée dans sa différence avec, d’un côté, la logique, et, de l’autre, la grammaire ordinaire. Nous souhaiterions revenir sur cette dernière distinction : même s’il est essentiel de faire ces distinctions pour éviter un certain nombre de confusions, comment comprendre pourtant qu’il n’y a pas deux grammaires, l’une qui serait philosophique et l’autre qui serait celle, ordinaire, du français ou de l’anglais, etc. (Cours de Cambridge 1932-1935) ? Nous présenterons nos travaux menés aux Archives Wittgenstein de l’Université de Bergen sur la présence, dans le Nachlass de Wittgenstein, de la grammaire ordinaire et de ses catégories (nom, verbe, adjectif, adverbe, 1ère personne, interjection, etc.).

 


Détails

Lieu : Le France
Localisation : Salle 1
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