12 novembre 2014

Miriam Cahn, invitée de Something you should know. Artistes et producteurs aujourd'hui

Née en 1949 à Bâle, en Suisse, Miriam Cahn vit et travaille à Bergell (Grisons). Elle a étudié les arts à la Gewerbeschule de Bâle et à Paris. Dès le début des années 1980, elle est montrée au sein des manifestations consacrant les tours, les détours et les retours au corps et à la figure. Le curator Jean-Christophe Ammann l’expose à la Kunsthalle de Bâle en 1981. En 1982, elle est invitée à la Documenta de Kassel organisée par le néerlandais Rudy Fuchs. En 1983, Jean-Christophe Ammann lui consacre une exposition personnelle. En 1984, elle représente la Suisse à la Biennale de Venise. Elle a alors 35 ans. Pour Miriam Cahn, « sujet et processus sont inséparables ».

Sa conscience féministe et son activisme politique sont à l’oeuvre dans cette pratique artistique « corporelle » : un terme qui ne définit pas « le corps montré-dessiné-peint » mais un moyen « d’agir avec mon corps comme un instrument du faire. C’est l’élément central pour toutes mes techniques, un peu dans le sens de la performance des années 1970-80, où les artistes mettaient leur corps au centre de leurs pratiques et de leurs pensées. » (MC, « Le Phare », Centre Culturel Suisse Paris 2014). Dès les années 1970, elle trace à même le sol, surtout à la craie noire, de  grands dessins énergétiques sur des larges feuilles de papier, ou dans la ville, sur des piliers de ponts et de tunnels (à Bâle, au Pont de l’Alma, Paris) créant des figures humaines d’une troublante intensité (« Etre une femme est mon côté public »1979) Elle inclut progressivement le film, la musique, la photographie et la peinture. « Plus tard elle expérimente la peinture à l’huile et les couleurs vives, notamment avec ses séries de champignons nucléaires, de magnifiques coulées de couleurs qui font presque oublier les effets destructeurs des bombes. Une part importante de son œuvre est toujours constituée de « portraits » d’humains, d’animaux ou de végétaux, souvent frontaux, qui vibrent d’une présence énigmatique. Dès les années 1990, son travail se réfère parfois à des sujets politiques, comme les conflits en ex-Yougoslavie, au Moyen Orient, ou les attentats du 11 septembre 2001.» (CCS )

Miriam Cahn a exposé en solo dans des institutions européennes telles que la DAAD Galerie à Berlin (1986), le Kunstverein à Hanovre (1987), la Cornerhouseà Manchester (1990), le Kunsthaus à Zurich (1993), l’Akademie der bildenden Künste à Berlin comme lauréate du Käthe Kollwitz Preis (1998), le Castello di Rivara (1999), le Centre PasquArt à Bienne (2002) ou la Fondation La Caixa à Madrid (2003). Plus récemment, elle a eu des expositions personnelles à la David Roberts Art Foundation à Londres (2011),  au Wako Words of Art à Tokyo (2012), au Eli and Edythe Broad Art Museum à la Michigan State University (2013).

En France, on l’a notamment découverte à Paris au Plateau/FRAC Ile de France, dont elle partageait l’espace avec Laurent Pariente et Romain Pellas, dans l’exposition Non-lieu organisée par Eric Corne en 2004. Elle a régulièrement exposé à la galerie Jocelyn Wolff (Paris) qui propose une nouvelle exposition Miriam Cahn, du 15 novembre au 20 décembre 2014. Jusqu’au 14 décembre, le Centre Culturel Suisse a Paris présente Miriam Cahn » corporel / körperlich articulée en cinq espaces, présentant des oeuvres de différentes périodes (dessins, peintures, carnets de dessins, photographies de dessins dans la rue), et propose une large place à de nouvelles peintures.

http://www.ccsparis.com/

http://www.galeriewolff.com/

 


Détails

Lieu : La Maison Suger
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