22 mai 2013

Objets perdus, mémoires retrouvées : Jochen Gerz et l’art contemporain

Non-lieux de l'exil, objets de l'exil V, Objets des exclus/objets perdus.

Intervenant : Octave Debary (Université Paris-Descartes) Discutants : Marie Morelle (Prodig, Paris I), Sébastien Ledoux (Paris I)

Eléments bio-bibliographiques

Octave Debary est anthropologue, maître de conférences à l’Université de Paris-Descartes et chercheur au LAHIC (CNRS/EHESS). Depuis son doctorat d’anthropologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (La Fin du Creusot ou l’art d’accommoder les restes, Eds du CTHS, 2002), il travaille sur la façon dont une société met en mémoire ou en musée son histoire, participant autant à son souvenir qu’à son oubli. Il s’intéresse aux objets et aux restes. Il travaille régulièrement avec des photographes, metteurs en scène ou conservateurs de musée. Il a publié plusieurs articles et ouvrages sur ces sujets, dernièrement Vide-greniers avec Howard S. Becker (texte) et Philippe Gabel (photographies) (Créaphis, 2011), Voyage au Musée du quai Branly, avec Mélanie Roustan, préface de James Clifford (La Documentation française, 2012), Montrer les violences extrêmes. Théoriser, créer, historiciser, exposer, avec l’historienne Annette Becker (Créaphis, 2012). Il a été professeur invité au CELAT  (Montréal/Québec), Université Laval/Musée de la Civilisation de Québec, (« Nouveaux patrimoines ») et au  département d’Histoire de l’Université d’Umeå, (« Historical Media, Historical Education » Suède, janvier 2013).

Marie Morelle est docteur en géographie, maître de conférence à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, membre de l’équipe TerrFerme et du programme Inverses. Après une thèse sur les enfants de la rue à Yaoundé et à Antananarivo, ses recherches se déroulent dans la prison centrale de la capitale camerounaise. Elle étudie les processus d’appropriation de l’espace carcéral, les stratégies collectives et individuelles d’adaptation voire de résistances. Le dispositif de pouvoir au sein de cette prison, les logiques de surveillance formelles et informelles font également l’objet d’enquêtes. Par ailleurs, la prison est un point de départ pour retracer le parcours judiciaire des personnes incarcérées, en grande majorité issues des quartiers populaires de Yaoundé et à ce titre représentatives des habitants les plus pauvres de la capitale. Parmi ses publications :  « La prison entre monde et antimonde » Géographie et cultures, n°57, pp. 9-28(avec O. Milhaud 2006); La rue des enfants, les enfants des rues ( CNRS-Editions,  2007); « Les chercheur-es face aux injustices : l’enquête de terrain comme épreuve éthique », Annales de géographie, n°665-666, pp. 157-168 (avec F. Rippoll, 2009); « Se protéger à Yaoundé : des productions de sécurité différenciées », Justice Spatiale Spatial Justice, n°4, www.jssj.org (avec S. Fer et O.Iyebi Mandjek 2011).

Sébastien Ledoux, prépare actuellement une thèse sur l’histoire du « devoir de mémoire » à Paris I (Panthéon-Sorbonne), au sein du laboratoire du Centre d’Histoire Sociale du XXe siècle. Dans le cadre du projet de recherche franco-américain Memory and Memoralization (CNRS/NYU), il a été en avril-juin 2012 junior fellow à New-York University. Sébastien Ledoux a récemment publié différents travaux sur son sujet de recherche dont l’ouvrage Le « devoir de mémoire » à l’école. Essai d’écriture d’un nouveau roman national aux Éditions Universitaires Européennes (2011), et plusieurs articles : « Pour une généalogie du “devoir de mémoire“ en France » (2009), « Le “devoir de mémoireˮ : fabrique du postcolonial ? Retour sur la genèse de la loi Taubira », Cahiers d’histoire (118), janvier-mars 2012, et « Écrire une histoire du “devoir de mémoireˮ, Le Débat (170), mai-août 2012.


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Lieu : Le France
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