12 avril 2013

Expérience et vie quotidienne des étudiants Africains en URSS et en Russie

Présidé par Jean-Pierre Dozon, avec Natalia Krylova, Patrice Yengo et Laurent Coumel. Vendredi 12 avril. 18h-21h.

Séminaire ELITAF - Etudiants et élites africaines formés dans les pays de l’ex-bloc soviétique. Table ronde présidée par Jean-Pierre Dozon, IRD, EHESS, Directeur scientifique à la FMSH Intervenants :
Natalia Krylova, Historienne, Institut d’Afrique de l’Académie russe des sciences, Moscou, Directrice d’études associée FMSH
Patrice Yengo, Anthropologue, Université Marien Ngouabi, Brazzaville et RIAE, Directeur d’études associé FMSH Discutant :
Laurent Coumel Historien, Centre d'études des mondes russe, caucasien et centre-européen, CERCEC
avec les témoignages d’anciens étudiants

Avec les indépendances et la décolonisation, des étudiants africains sont venus très nombreux en URSS, moins souvent après la perestroïka. Chercheurs et témoins s’intéresseront à l’histoire de ces étudiants partis se former, non pas dans l’ancien pays colonisateur, comme cela était souvent le cas, mais dans un pays étranger envers lequel ils étaient souvent partagés entre admiration et méfiance.

Comment y sont-ils arrivés ? Quelles ont été alors leurs expériences ?

Qu’est-ce qui les a marqués ? Quel a été leur devenir professionnel et politique ? Sont-ils devenus communistes ou capitalistes ? D’une part, avec le mouvement de la décolonisation en Afrique, l’URSS et les pays sous son influence se sont ouverts à l’accueil massif et systématique des étudiants africains. Et sans partager forcément leurs orientations politiques, nombre de régimes africains n’ont pas hésité à envoyer des étudiants en URSS et dans les pays d’Europe de l’Est ou à Cuba. D’autre part, des mouvements de libération ont très tôt lié des relations avec l’URSS et envoyé leurs cadres y suivre des formations. La recherche ELITAF (Elites africaines formées en URSS et dans les pays de l’ancien bloc soviétique) vise notamment à reconstituer l’histoire des relations politiques et universitaires entre URSS/Russie, Maghreb, Afrique subsaharienne, à décrire les mobilités étudiantes, et à retracer les parcours biographiques des anciens étudiants et des élites au-delà de leur formation. Lors de la table ronde du 12 avril 2013, chercheurs et témoins s’intéresseront  à l’histoire de ces étudiants partis se former, non pas dans l’ancien pays colonisateur, comme cela était souvent le cas, mais dans un pays étranger envers lequel ils étaient souvent partagés entre admiration et méfiance. Quelle était la vie quotidienne des étudiants africains, hommes et femmes,  en URSS et dans les pays d’Europe de l’Est ? Quelles étaient les raisons du départ en URSS ou dans un autre pays de l'ex-bloc soviétique ? Comment se sont passées  l’arrivée, les études, la vie à côté, les relations avec les autres en URSS puis après ? Quelles ont été alors leurs pratiques et leurs expériences ? Souffrance migratoire, solidarité ?  Qu’est-ce qui les a le plus marqués ? Quel a été leur devenir professionnel et politique ? On raconte que certains témoins du retour des élites formées à l’étranger observaient amèrement : « Pour faire un communiste, envoyez votre fils à Paris, pour en faire un anti-communiste, envoyez-le à Moscou ». Qu’en est-il réellement ? Sont-ils devenus communistes ou capitalistes ?
 


Détails

Localisation : 105 bd Raspail 75006 Paris EHESS Amphithéâtre François Furet
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