du 15 au 16 janvier 2013

Colloque Musées d'ethnologie au 21e siècle

Colloque organisé par le National Museum of Ethnology, Osaka, et la Fondation Maison des sciences de l'homme.

Dès le début des années 2000, une grande partie des Musées d'Ethnologie du monde ont changé leurs modes d'exposition : l'Ethnologisches Museum à Berlin, le Museum für Völkerkunde à Vienne, le Rijksmuseum voor Volkenkunde à Leiden, le Musée d’ethnographie de Genève, le Département Afrique du British Museum, le Musée Royal d’Afrique Centrale à Bruxellles, le Tropenmuseum à Amsterdam, le Musée d'Ethnologie à Osaka. Paris avait choisi de substituer au célèbre Musée de l’Homme un nouveau musée, dont l'identité repose sur sa localisation : " Quai -Branly". En transférant au Musée du Quai-Branly la presque totalité des objets du Musée de l’Homme, on voulait attirer un large public par la dimension artistique (l'ancien Musée de l’Homme n'intéresserait que quelques "spécialistes"), et abolir la frontière entre art et artefact, entre musée d'art et musée d'ethnologie... Exigences de l'époque,  nouvelle raison d’être des musées d'ethnologie ? La globalisation, le tourisme culturel et la présence des media ont changé la perception du monde : nul besoin de visiter les musées d'ethnologie désormais, pour découvrir des sociétés plus ou moins accessibles par la télévision et les voyages organisés ? En même temps l'effort d'objectivité, de contextualisation et de référence au milieu, qui guidait les musées d'ethnologie depuis les années trente, était remis en question par certains auteurs, de même que la connotation idéologique et politique qu'impliquerait en anthropologie la distinction entre le "nous" et "les autres". Ainsi, les musées d'ethnologie du 21e siècle, dont l'activité balance entre des valeurs opposées -divertissement/réflexion, perception sensible/signifiant, commun/innovant, science/ esthétique, art/artefact- tentent de renouveler les formes de présentation de leurs collections venues de divers coins du globe. Ces nouvelles orientations entraînent inévitablement la construction de nouveaux discours sur leur  "raison d’être".

Programme

Mardi 15 janvier

Séance présidée par Jane Cobbi (Maison des Sciences de l’Homme/ CNRS)

  • 14:00-14:30 “Présentation”, Shoichiro Takezawa (National Museum of Ethnology, Osaka)
  • 14:30-15:15 “No Future without Past”, Paul Faber (Tropenmuseum, Amsterdom)
  • 15:30-16:15 “From Museum of Ethnology to Worldmuseum and What It Entails”, Barbara Plankensteiner (Museum of Ethnology, Vienna)

Séance présidée par Shoichiro Takezawa   (National Museum of Ethnology, Osaka)

  • 16:30-17:15  “Musées d’Ethnologie pourquoi faire ? kôan franco-japonais”, Jane Cobbi (CNRS/ Fondation Maison des Sciences de l’Homme)
  • 17:30-18:15 " Un musée d'anthropologie sociale est-il possible au 21e siècle? ", Benoît de L’Estoile (CNRS, Paris) 
  • 18:30-20:00 Cocktail

Mercredi 16 janvier

Séance présidée par Boris Wastiau (Musée d’Ethnographie, Genève)

  • 10:00-10:45 “Museum of Ethnology as a Hub of Contacts and Exchanges”, Shoichiro Takezawa (National Museum of Ethnology, Osaka)
  • 11:00-11:45 “To Hell with African Art : Contemporary Conversations at the British Museum”, Chris Spring (British Museum)
  • 13 : 00    Déjeuner

Séance présidée par Paul Faber (Tropenmuseum, Amsterdam)

  • 14:00-14:45 “Quelle place pour les savoirs naturalistes et les pratiques locales   dans un musée d'ethnographie du 21ème siècle? ”, Serge Bahuchet (Museum National d’Histoire Naturelle, Paris)
  • 15:00-15:45   “La Métamorphose du MEG, 2009-2014”, Boris Wastiau (Musée d’Ethnographie, Genève)
  • 16:30-18:30   Discussion Générale 


Détails

Lieu : Le France
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