06 juin 2012

Séisme, tsunami, et nucléaire : une riziculture dévastée

Cette conférence du Professeur Yôichirô SATO à Institut national de Recherche sur l'Homme et la Nature, à Kyoto est à retrouver en vidéo ci-dessous (Archives audiovisuelles de la recherche)

 

Le nord du Japon était connu pour ses grands tapis verts de rizières, après mille ans d’efforts pour implanter la riziculture dans ces régions froides, qui vivaient  initialement de pêche et de cultures secondaires. Pendant la haute croissance des années 60, la politique gouvernementale a continué à transformer le paysage par l’extension de rizières vers les côtes et l’éradication des lagunes et des marécages. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui a dévasté les rizières, la riziculture n’est plus possible sur les terres envahies par l’eau de mer. Les autorités japonaises tentent de réaménager les rizières, mais est-ce une solution,  à une époque où la consommation de riz quotidien a diminué, et où la population ne cesse de décroître ? Le riz a été pollué  après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima. Or la radioactivité absorbée par le riz est surtout emmagasinée dans le son, qui atteint, dans les régions contaminées, un taux bien supérieur à la norme tolérée. Outre que la consommation de riz non décortiqué,  recommandé  par certains, s'est révélée dangereuse, la pollution nucléaire est sur le point de s’étendre à tout le pays, par l’intermédiaire du son, produit largement utilisé en alimentation et en agriculture. Ce sont là quelques-unes des questions soulevées aujourd’hui par les milieux scientifiques japonais.

En partenariat avec la Maison de la Culture du Japon à Paris et le Research Institute for Humanity and Nature.

 


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Lieu : Le France
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Conférence