21 mai 2010

Les mobilisations sociales aux yeux des chercheurs français et russes : quelles possibilités de coopération

Le programme Russie-CEI / FMSH vous invite à ce séminaire international de recherche

Pour l'occasion seront réunit une dizaine de chercheurs, avec pour objectif la formation d’une équipe franco-russe soudée autour de la même problématique et éventuellement capable de continuer des recherches sur le thème des mobilisations collectives avec un regard comparatif.

Co-animateurs : Karine Clément et Laurent Thévenot

Questions principales :

comment aborder aujourd'hui l’étude des mobilisations collectives en Russie et en France ? Une approche commune est-elle possible ?

Une confrontation sur ce sujet entre des chercheurs des deux pays devrait apporter deux types de réponses. En premier lieu, il s'agit de repérer des évolutions comparables dans les deux pays qui tiennent à des conditions générales d'expression du mécontentement et aux obstacles à sa montée en généralité dans nos sociétés contemporaines. Des différences ne manqueront pas en outre d'apparaître. On cherchera à ce qu'elles permettent une amélioration des cadres communs d'analyse et de comparaison, second type de contribution. Ces cadres sont encore trop souvent asymétriquement marqués par certaines constructions de l'espace public qui empêchent de saisir correctement, et qui même dévaluent, des mouvements empruntant d'autres cheminements vers la mise en commun, notamment en Russie.

Au vu de travaux déjà menés dans les deux pays ainsi que de collaboration plus larges en Europe de l'Ouest (Italie, Portugal, Belgique, Suisse, Finlande) et Amérique du Nord et du Sud, il apparaît nécessaire de saisir les engagements de personnes ordinaires à partir d'atteintes à ce qui les touchent de plus près, pour suivre les voies d'extensions, éventuellement de proche en proche, et les obstacles qu'elles rencontrent. Les voies pratiquées dépendent notamment de différences dans les façons de construire le commun.
Il s'agit d'éclairer ainsi des aspects de l'action collective participative, revendicatrice et conflictuelle qui sont insuffisamment pris en compte dans la sociologie des mouvements sociaux et celle des problèmes publics. Ces dernières tendent à sous-estimer les cheminements et les transformations requises pour qu'une atteinte trouve à se communiquer, au sens de mettre en commun, jusqu'à s'exprimer en public dans des voix critiques, alors même que le trouble susceptible de mettre en mouvement est loin de disposer d'emblée à cette exposition publique.


Détails

Localisation : INION, Moscou, Russie
Ajouter à mon agenda

Partager
Séminaire

Voir aussi