06 novembre 2009

Société civile et islamisme en Irak

Le programme Proche et Moyen-Orient / FMSH vous invite à cet atelier final qui vient conclure le projet d’une équipe de chercheurs sur le terrain en Irak sur le thème "Société civile et islamisme en Irak".

Ce projet, qui a duré 18 mois, a eu pour but d’examiner et d’analyser l’articulation entre la société civile naissante en Irak après 2003 et les divers mouvements islamistes. Il a également consisté à étudier la capacité de ces mouvements à influencer l’opinion publique et rallier l’appui populaire à leurs programmes politiques. Voici les questions fondamentales qui ont été examinées :

  • Qu’est-ce qu’une ONG islamiste aujourd’hui en Irak ?
  • Quels sont les moyens employés pour influencer les politiques ?
  • Quelles politiques publiques sont ciblées en priorité par ces mouvements ?
  • Le mouvement islamiste emploie-t-il les mêmes stratégies que les organisations non religieuses ?

En Irak, la faiblesse de la société civile, la dévastation qu’ont entraînée des décennies de guerre et l’embargo international qui a paralysé l’économie du pays ont mené à un profond fractionnement du tissu social. Le pays était donc mal préparé pour affronter les conséquences de l’intervention de la coalition et la chute du régime de Saddam Hussein. Non seulement la population iraquienne a-t-elle souffert des guerres, puis de l’embargo, mais également du fait que l’ancien régime avait interdit toutes formes d’associations caritatives autonomes, y compris la présence d’ONG internationales. Aussi, c'est dans cette brèche que les forces islamistes (chiites comme sunnites) se sont engouffrées et ont fait fusionner politique et social, aides et dons. Ainsi, il est très difficile, dans l’Irak post 2003, de parvenir à distinguer les associations et organisations politiques, voire même paramilitaires, des associations caritatives. Un examen des mouvements islamistes s’impose d’autant plus aujourd’hui, étant donné qu’on se demande sérieusement si l’allégeance religieuse et l’alignement politique sur des principes confessionnels ne sont pas en train d’exacerber la polarisation.

Le projet s’est penché sur l’attitude des organisations islamistes face à la gouvernance et à la citoyenneté, et leur aptitude à éclairer le discours public et politique sur ces questions.

Chargés de projet

- Hosham Dawod, directeur scientifique du programme Proche et Moyen-Orient (FMSH), chercheur au CNRS
- Haider Saeed, Center of Iraqi Research (CIR), Bagdad – Amman
- Charaf Ahmimed, administrateur responsable du programme principal Initiatives spéciales au Moyen-Orient (CRDI), Canada


Détails

Localisation : Université libanaise | Département de sociologie | Beyrouth, Liban
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