What do we learn from the discourses of official actors regarding “Beyond-GDP”?

The idea of going « beyond GDP » attracts more and more actors, whose status, objectives and visions are very different. The diversity of institutional scales, theoretical approaches, and normative positions regarding the opportunity and motives of going “beyond GDP” makes hard to clearly identify the stances of the actors and the power balances dominating the debates. We therefore ask: What do the current debates mean to their actors? Are they a new rhetoric liable to elude a confrontation with the structural problems resulting from the crisis? Are they an opportunity window for launching again societal debates that are hardly raised elsewhere? Or are they a real trigger toward a paradigmatic change, deeply questioning productivism? We try to answer that question by analysing the discourses of official actors (politics, administration, technicians) involved and not involved in “beyond-GDP” initiatives. We show that, at the official level, beyond GDP debates, while they raise new societal issues, do not contribute to erode the central role of economic growth. The debates are dominated by pragmatism, in that dominant interests are focused on short-term constraints and objectives, where GDP growth remains pivotal. The involvement of actors in beyond-GDP debates reveals more a need and/or the willingness to adapt public management and policies to new constraints rather than a critical reflexion on the productivist model on which our economies have been built for more than sixty years.

The authors

Géraldine Thiry est chercheure post-doctorale au Collège d’Etudes Mondiales (FMSH-Paris), au sein de la Chaire du Prof. Dominique Méda, «Reconversion écologique, travail, emplois et politiques sociales». Après avoir obtenu un diplôme de deuxième cycle en sciences politiques (relations internationales) et deux masters en économie à l’Université Catholique de Louvain (UCL), elle a réalisé un doctorat en sciences économiques (obtenu en mai 2012, à l’UCL). Entre septembre 2012 et décembre 2013, elle a été chercheuse au sein du projet européen FP7 «BRAINPOoL» (BRinging Alternative INdicators into POLicies) à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Ses principaux domaines de recherche sont les nouveaux indicateurs de richesse, la socio-économie de la quantification, la comptabilité critique et l’économie écologique.

Léa Sébastien est enseignante-chercheure à l’Université Toulouse II, Laboratoire CNRS GEODE depuis 2010. Elle y étudie l’usage politique des indicateurs de développement durable et les conflits environnementaux. Après des études effectuées à l’Université McGill au Canada, elle a terminé une thèse à l’Ecole des Mines en 2006 sur la gouvernance des ressources naturelles, au cours de laquelle elle mit sur pied un modèle d’aide à la négociation environnementale intitulé l’Acteur en 4 Dimensions. Niveau recherche, Léa Sébastien a été chercheure senior à l’Université de Bruxelles de 2008 à 2010 où elle était en charge de projets européens FP7 (POINT ; CEECEC) ; elle a également effectué un post-doctorat en 2007 à l’IFREMER sur les jeux d’acteurs en zones humides. Ses thèmes de recherche touchent particulièrement l’étude des interactions entre rapports sociaux et rapports à la nature, les politiques publiques de l’environnement, les indicateurs de développement durable et la gouvernance territoriale. Auteure de nombreuses publications internationales, elle a notamment réalisé un ouvrage scientifique en 2002 portant sur les potentialités de gestion durable en forêt privée, intitulé : «Forêt cherche propriétaire pour relation durable » (Editions ECOFOR, 2002).

Tom Bauler est professeur à l’Université libre de Bruxelles – ULB (Ingénieur, Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire – IGEAT). Il est titulaire de la Chaire Economie et environnement. Il est également l’auteur de plusieurs publications et associé à de nombreux projets et réseaux de recherche sur les liens entre politique environnementale et économie. Détails sur http://igeat.ulb.ac.be/fr/equipe/details/person/tom-bauler/

The text

Ce texte est issu d’une collaboration entre la Chaire du prof. Dominique Méda, « Reconversion écologique, travail, emploi et politiques sociales  », l’Université de Toulouse II (Le Mirail) et l’Université Libre de Bruxelles. Géraldine Thiry a bénéficié d’un soutien financier du septième programme-cadre de l’Union européenne (FP7/2007-2013 - MSCA-COFUND) en vertu de la convention de subvention n°245743 – Programme de bourses post-doctorales Braudel-IFER-FMSH, en collaboration avec la Chaire du Prof. Dominique Méda.

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